« Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. »

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« Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. »

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MessageSujet: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Sam 7 Juin - 0:56


Peut-être n'aurait-il pas dû boire autant.
Notez le peut-être ; dans son état, difficile d'être certain de quoi que ce soit.

Son pas chancelant ennuyait les rares passants à se promener dans les rues à cette heure de la soirée. Il y en avait le double pour Billy et pourtant – malgré ses quelques grammes d'alcool dans le sang, ou peut-être à cause d'eux – il était incapable de dire si l'affluence était plutôt importante ou pas. Il nota qu'il heurta plusieurs épaules en quelques minutes, en conclut qu'il devait quand même y avoir du monde – alors pourquoi avait-il parlé de rares passants, au juste... Mince, il en savait foutument rien. Une main sur son visage, son sac accroché en bandoulière contre son épaule, il poussa un soupir plus proche du hoquet qu'autre chose. Il avait mal à la tête et il lui arrivait de rire comme un attardé sans raison ; le prenant sans doute pour un énième étudiant fêtard tentant de rentrer à pied chez lui, personne ne lui prêtait la moindre attention. Ils auraient pu s'arrêter pour lui demander s'il allait bien. Lui tapoter l'épaule pour lui signifier qu'il gênait et que ce n'était pas une très bonne idée d'aller où que ce soit dans son état, si ce n'était dans un lit et le plus vite possible – à supposer qu'il soit suffisamment proche pour lui éviter de s'écrouler par terre avant. Mais non. Personne ne lui dit rien. Il aurait pu être transparent que ç'aurait été la même chose ; européen dans une ville rempli de japonais mais brun sur brun, couleurs foncés sur le dos et sur les jambes, aucune chance de sortir du lot. Le bonnet qu'il avait enfoncé sur sa tête lui cachait partiellement la vue : pour un peu, il aurait eu l'impression qu'il lui manquait la moitié supérieure de ses yeux.
Heureusement, ce n'était qu'une impression.
Suffisamment lucide pour s'attrister du manque d'attention qu'on lui portait, trop saoul pour s'en préoccuper et trop sobre pour ne pas le remarquer, Billy faillit trébucher sur ses propres pieds et heurta de nouveau une épaule inconnue. Il en avait marre, marre, marre. La fac c'était bien deux minutes mais il peinait à garder ses notes à niveau ; passer aux rattrapages ou quoi que ce soit l'ennuyait profondément, travailler l'insupportait, ne rien faire lui laissait un goût amer sur la langue et – merde, il pensait dans tous les sens. Qu'on le jette dans les égouts, pitié. Il était trop fatigué pour rentrer dans son tout petit appartement encore trop cher pour lui, n'avait pas envie de s'écraser dans un énième bar. Obsédé par l'argent. Ça n'arrêtait pas de lui causer des ennuis. Et ça ne l'empêchait pourtant pas de tout claquer quand ses amis lui proposaient de boire un coup, hein. Foutu gamin débile.
Il ne risquait pas d'aller loin s'il continuait comme ça.
En fait, il ne risquait pas d'aller où que ce soit.

Dans un bruit mat, le corps de Billy finit par heurter le trottoir. Les bruits de pas non loin ne l'inquiétèrent pas plus que les tremblements de ses bras quand il jura pour se redresser ; il lui semblait qu'ils s'enfonçaient dans le sol et, assis sur ses jambes, trop fasciné par ça pour penser à autre chose, il se mit à tapoter des paumes contre l'asphalte qu'il percevait glacial.
Ouhhh. Ses pupilles dilatées lançaient des alertes à l'anormal. C'était mal parti, là.

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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Mar 10 Juin - 0:08


Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie.
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C'était une journée comme une autre à Hoshikami ; il était tard et Yuki Fuyumi rentrait de son travail, épuisée. Les passants pressaient le pas dans les rues, pour aller au plus vite retrouver leur famille. Les stores des rideaux de boutiques fermaient, le ciel s'assombrissait, les lampadaires s'allumaient...et malgré toute cette vie et cette animation, la rue semblait vide. Mais tellement vide. La vie semblait prendre fin, en faisant place à la nuit.

La jeune journaliste marchait d'un pas lent, en observant la scène qui se déroulait sous ses yeux. La fatigue l'emportait toujours sur elle ; et pourtant toute la dose de travail de cette journée ne lui avaient pas suffit pour la mettre à plat. Elle avait décidé de rentrer à pied plutôt que d'emprunter des moyens de transport. Elle les haissait : ça pue toujours la sueur, les gens sont tristes à mourir et ne disent pas un mot avec une tête de déterré, c'est sale et il y a toujours des gens un peu bizarre là-dedans. Et à présent, elle se retrouvait donc à marcher dans cette rue commerçante.

Dans la rue, il peut se passer n'importe quoi ; des évènements heureux comme des pires que l'on puisse imaginer. Des rencontres, un fou rire, des blesssures, une dispute, un crime...Ou rien du tout.

Avançant d'un pas lent, elle fut témoin d'une scène qui la troubla presque : un jeune homme, peut-être un peu moins âgé qu'elle se faisait balayer dans tous les sens. Une fois à droite, une fois à gauche ; et personne ne disait ni ne faisait rien. C'était assez choquant. Yuki ne pouvait pas rester sans rien faire. A peine quelque instants après qu'elle se décide d'aller l'aider qu'il tomba par terre, en se heurtant le trottoir de plein fouet. Il tentait en vain de se relever. Elle s'approcha du blessé lentement. Elle l'observa d'un coup rapide : il avait tout l'air d'un étudiant.

Yuki se pencha à côté du jeune homme dans le besoin, passa son bras derrière sa tête et l'aida à se redresser. Allait-il bien ? Etait-il encore conscient ? Elle n'allait pas tarder à le savoir.

«  Vous allez bien ? »

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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Lun 16 Juin - 0:39


Le sol fondait sous ses doigts. C'était définitif, il ne se trompait pas ; le sol n'était plus que de la guimauve dans laquelle ses phalanges pouvaient s'enfoncer sans mal. Et ça, c'était fascinant. Les doigts couverts de bitume fondu, il se demanda ce qui se passerait s'il enfonçait totalement les deux bras à l'intérieur. Est-ce que ça se refermerait sur lui ? Est-ce qu'il perdrait ses deux avant-bras, prix oh combien lourd pour une expérience si futile ? Est-ce qu'il y arriverait, au moins – est-ce qu'il n'était pas tout simplement en train de rêver et de s'imaginer des choses ?
La réponse aurait dû être évidente. Seulement dans son cerveau saturé par l'alcool, la logique n'avait pas plus sa place que la raison : s'il voyait ce bitume comme de la pâte à tarte, alors c'en était. Simple comme bonjour. Facile. Aisé. Il comptait sur ses yeux malades comme l'on se serait agrippé au sentiment rassurant d'une planche en bois pour maintenir son corps à la surface lors d'une tempête où la mer déchaînée aurait tenté de tout faire couler ; c'était sa bouée de sauvetage. Le reste n'avait aucune importance. Il ne croyait que ce qu'il voyait, et ne voyait que ce qui existait. L'alcool faisait des miracles. De vrais, jolis, magnifiques miracles.
Le bras qui passa derrière son épaule et l'aida à se redresser tant bien que mal était aussi frêle que lui maladroit ; pourtant, s'arrachant à la contemplation du sol pourtant si intéressant, il parvint à se tenir droit sur ses deux jambes. Un peu tremblant, certes, pas du tout à l'aise, d'accord, mais au moins était-il debout. Il n'y avait rien de plus gratifiant pour un quasi-alcoolique que de réussir à se lever et pouvoir dire « tu vois, je vais bien » ; résultat, il éclata d'un joli rire et chercha d'où était venue cette petite voix qu'il trouva adorable. C'était un monde, quand même. Une petite fée ?

« Merci ! » Son exclamation, trop forte, résonna un moment dans la rue. « Her, tu sais, le sol il est en barbe-à-papa. On devrait en manger, ce serait sympa. Ouais. »

Un peu brusquement, il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme. Il n'y avait pour lui plus de limites ni de politesse ; le sol était comestible et voulait l'avaler, cette fille avait l'air cool et sympa et il n'était pas loin de se mettre à dire qu'il y avait des licornes en train de voler au-dessus de leurs têtes et que bon Dieu, elle avait intérêt de lever la tête tellement c'était putain de beau. Poliment, bien entendu. Il était toujours très poli quand il buvait. Ça crevait les yeux. Tout à fait normal.
D'un geste aussi chaleureux qu'il était déplacé, il serra la fille contre lui.

« T'es trop sympaaaaaaaaa. Fais gaffe à toi. Y'a des types pas cool bordel. Ils pourraient te faire du mal. Mais moi je suis sympa. Super sympa. »

Sur quoi il appuya sa joue contre les cheveux de mademoiselle. Parce que c'était clairement sa nouvelle meilleure amie. Voilà tout.

« T'es une petite étoile venue me sauver, eh ? »
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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Mar 1 Juil - 14:44


Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie.
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Yuki réussit à remettre ce jeune homme sur ces deux pieds, malgré qu’il tenait à peine debout, légèrement tremblant. Elle se demandait même s’il était malade ; fallait-il l’emmener à l’hôpital le plus proche ? Puis, une fois relevé, il éclata d’un rire doux et mignon et se retourna vers la journaliste.

« Merci ! » s’exclama-t-il fortement. Les résonnements de cette exclamation dans la rue durèrent un moment. Mais tous les passants continuaient leur route, l’air de rien, comme si ils n’avaient rien entendu, et que rien au monde ne pouvait les déconcerter.  Absolument rien ne pouvait troubler ce spectacle, ce silence mais en même temps cette sonorité répétitive des chaussures claquant sur le sol pavé de cette rue commerçante.
Puis le garçon continua :

« Her, tu sais, le sol il est en barbe-à-papa. On devrait en manger, ce serait sympa. Ouais. »

Qu’avait-il dit ? Le sol en….barbe-à-papa ? Cette chose rose, molle et fondante était un délice. Qui, étant-enfant, n’aimait point les barbes-à-papa ?
Si ce qu’il avait dit avait été vrai, Yuki n’aurait pas hésité un instant pour en manger. Quoique, le sol, c’est un peu dégueulasse : tout le monde marche partout, des endroits les plus entretenus aux coins absolument cra-cra…Qui sait ce que l’on pourrait retrouver dans nos estomacs après en avoir mangé. De mauvaises surprises, et encore moins de la barbe-à-papa.

Mais, le problème n’était pas là. Pourquoi dire cela d’un coup ? Ça n’avait aucun sens !  Avait-il perdu ses lunettes ? Non…même sans lunettes, on ne peut pas délirer à ce point-là. Et si…il avait été drogué ? Ça ne tenait pas debout. Enfin…presque.

Puis, soudainement, il posa sa main sur l’épaule de Yuki. Il se concerta quelques instants, l’air d’entrer dans un nouveau délire avant de serrer d’un geste doux la jeune femme contre lui.

« T'es trop sympaaaaaaaaa. Fais gaffe à toi. Y'a des types pas cool bordel. Ils pourraient te faire du mal. Mais moi je suis sympa. Super sympa. »

Que…quoi ? Elle comprit enfin : il avait bu. Son haleine empestait l’alcool, et il délirait complètement. Elle n’avait jamais rencontré cet homme de sa vie, donc ils ne se connaissaient pas. Mais surtout, pourquoi s’inquiétait-il à son sujet ? Dans cette rue au milieu de tout le monde, rien ne pouvait lui arriver…Quoique, ces maudits passants muets ne bougeraient pas d’un millimètre, même si un avion allait se crasher sur eux. Donc oublions cette idée ; mais à cette heure-ci, il ne faisait pas encore totalement nuit, surtout en heure d’été.  Juste un peu sombre.

Il continua ses gestes étranges cette fois-ci en collant sa joue contre les cheveux blonds de la jeune fille. Il était clairement bourré.  Elle ne bougea pas pour autant, car elle voyait bien qu’il n’avait pas l’air méchant.

« T'es une petite étoile venue me sauver, eh ? »

Yuki fut troublée quelques instants. Comment pouvait-il savoir qu’elle était une étoile, alors qu’il était humain ? Avait-il un pouvoir quelconque, un ressenti incertain ? Ou alors, quelqu’un le lui avait dit, et il savait des choses sur elle. Mais la dernière option était la moins probable, et la moins rassurante.

« Je suis en effet une étoile, et je suis venue t’aider car j’ai vu que tu n’allais pas bien. Tu veux que je te ramène chez toi ? Tu as besoin de quelque chose ? »

Elle ne pouvait pas se résoudre à le laisser là.


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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Ven 11 Juil - 0:50


Dans la tête de Billy, tout était rose bonbon bleu vert rouge orange. Tout allait bien et tout était joli ; rien ne pouvait se passer autrement que comme il l'avait prévu et pour cause – il n'avait absolument rien prévu du tout. La logique s'était perdue quelque part dans une veine entre son cœur et son cerveau, noyée par l'alcool qui coulait dans son sang en véritables fontaines de jouvence. Il se sentait biennnn bien bien ; et cette fille était gentille, adorable, une vraie petite étoile toute mignonne qui ne pouvait vouloir que son bien. Il serait tombé sur le pire des dealers de drogue qu'il lui aurait posé la même question, certes. Mais à ses yeux, cela n'avait aucune sorte de valeur. Tout ce qu'il savait était que la petite blonde était forcément une étoile venue le sauver et qu'à travers ses illusions dont il percevait à peine les contours, c'était peut-être la chose stable qu'il verrait de toute sa soirée.
Son estomac retourné lui faisait mal, mais aucune trace de sa douleur ne parvint à faire son chemin jusqu'à son sourire aussi grand et lumineux qu'un soleil de minuit. Il était tellement, tellement heureux. Rien n'aurait pu se mettre sur le chemin de son bonheur ; il voulait rayonner, rire, s'amuser, voyager, s'envoler. Rien d'autre. C'était tout ce qu'il demandait. Pas grand chose, hein ? Il ne voulait ni la lune ni les reverbères, juste les étoiles accrochées comme mille petites veilleuses dans le ciel s'obscurcissant peu à peu. On ne les voyait qu'à peine, à cette heure-ci. Trop de lumière encore. Trop de distractions. Et il avait bien failli passer à côté de celle-là, her – mais elle était venue le chercher, elle l'avait trouvé. Elle l'avait sauvé, sauvé du sol qui menaçait de le dévorer, sauvé de la barbe-à-papa et de tout ce sucre dans lequel il se serait probablement enfoncé sans regrets si elle n'était pas passée par-là à ce moment précis.
C'était un ange.

« Une étoiiiiiile... » répéta-t-il d'un air un peu bête, toujours appuyé sur elle.

Ce n'était pas la chose la plus intelligente qu'il ait dite, ni l'allure la plus à son avantage qu'il ait un jour adoptée ; pas que ça le gêne franchement. Il n'en était plus à ça près et – her, là, un nuage marrant. Sourire béat aux lèvres, il consentit à lâcher la demoiselle et fit un pas chancelant en arrière, bras tendu pour ne pas tout à fait la laisser partir hors de son champ de toucher. Il n'était pas prêt à marcher tout seul. Pas encore. Il faisait beau, chaud, la soirée était belle ; il tendit les bras de chaque côté de son corps et inspira profondément, comme quelqu'un qui redécouvrirait l'air pour la première fois de sa vie.

« Je veux pas rentrer, lâcha-t-il d'une voix embêtée, comme un enfant en plein caprice. Tu veux pas rester avec moi ? Who, her, ça tremble. »

Un nouveau rire fila d'entre ses lèvres. Il n'était clairement pas apte à aller où que ce soit par lui-même. De là à s'en rendre compte, c'était autre chose. Billy avait bu bien plus que de raison et s'il avait chaud, ce n'était pas uniquement à cause du bonheur qui lui remontait à la tête. Ça lui bousillait les neurones, cette connerie. La fille tanguait dans son champ de vision, ses pieds peinaient à rester en place. Il souriait mais ne savait pas pourquoi. C'était un véritable champ de bataille dans sa tête grosse comme un ballon de basket.

« J'ai sooooooooooif. »
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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Jeu 17 Juil - 14:06


Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie.
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Encore perdu dans ses pensées, il semblait rêvasser. Yuki, blottie malgré elle contre lui, ne savait que faire ; la meilleure solution était d’attendre. Qui sait ce qu’il pouvait se passer si elle l’avait repoussé. On dit que les alcooliques sont violents, et même s’il n’en avait absolument pas l’air, elle ne pouvait pas être sûre et certaine de son innocence.

Ce jeune garçon devait avoir à peu près son âge. Les cheveux bruns et courts, petit, mince, les traits de son visage étaient fins et doux.  Il a un certain charme. Et son allure un peu badass lui donnait un petit côté de folie.

Puis, toujours serré contre Yuki, il répéta  d’un air saoul :

« Une étoiiiiiile... »

La journaliste se demandait finalement s’il connaissait vraiment l’existence des étoiles, ou bien s’il était en plein délire. Après tout, d’après ce que l’on dit, quand un est saoul, on voit des éléphants roses . Il se posait peut-être la question intérieurement sur ce dit, car maintenant qu’elle avait confirmé qu’elle en était une, il devait sûrement être troublé ; et l’alcool n’arrangeait pas les choses.
Après tout, il existe beaucoup de livres pour enfants contant des faits sur les étoiles. Celles-ci, même en les distingant peu car le ciel était encore trop clair, étaient magnifiques.

A la nuit tombée, la lueur de la lune étincellerait de toutes parts, ces petits fragments de lumière sortiraient de leur cachette et brilleraient dans le sombre ciel du soir. Minuscules à l'oeil humain, elles étaient tout simplement gigantesques en réalité ; des milliers de soleils, à perte de vue,  se tenaient juste au dessus de nos têtes. L'Homme, curieux de nature, aimerait les toucher du bout du doigt ; mais la réalité l'en empêche, par peur de le brûler. Et c'est ce qu'était auparavant Yuki, et toutes les autres petites étoiles parcourant cette planète : des fragments de lumières. Venus sur cette Terre pour protéger leur moitié, la Reine Mère, l'Etoile Divine, leur avait confié un pouvoir bien particulier en arrivant ici. Et leur devoir était de veiller sur leur humain.

Mais Yuki n'était pas l'étoile du jeune garçon ; et elle espérait qu'il ne croirait pas le contraire. Ce serait une grave erreur de sa part.

Puis, le sourire aux lèvres, il lâcha la demoiselle et fit un pas en arrière, tout en gardant un bras accroché à elle, comme s'il ne pouvait pas tenir debout seul. Puis il tendit un second bras sur elle, et sortit d'une voix capricieuse :

« Je veux pas rentrer, lâcha-t-il d'une voix embêtée, comme un enfant en plein caprice. Tu veux pas rester avec moi ? Who, her, ça tremble. »

Il lâcha un rire, puis continua :

« J'ai sooooooooooif. »

Yuki vit clairement que ses yeux se fermaient un peu, comme si son champ de vision était troublé. Encore un effet de l'alcool.
Mais surtout, il ne voulait pas rentrer chez lui. Et il lui demandait de rester. Cela l'embêtait un peu, car d'un côté elle ne pouvait pas rester toute la nuit dans la rue à attendre qu'il soit déssaoulé et de l'autre, elle ne pouvait pas le laisser ici.

« On ne peut pas rester ici. Si tu veux aller quelque part, je t'y emmenerais, promis. Mais il faut sortir de cette rue, et se poser quelque part.»

Le second problème était que ce jeune redemandait à boire. Il était hors de question que Yuki le laisse reboire de cette boisson malsaine ; un verre d'eau lui ferait un peu de bien. Mais, apparement, les acooliques en demandaient toujours plus, et ils pouvaient devenir aggressifs s'ils n'obtenaient pas leur précieuse boisson. Même dans cet état-là, elle avait un doute sur sa réaction quand elle lui donnerait sa réponse.

« Je peux te payer un verre d'eau, ou une boisson non alcoolisée. Mais je ne peux et je ne veux pas te laisser reboire de ce truc ! Tu pourrais faire un malaise, et peut-être même pire...», dit-elle d'un air vif mais inquiet.

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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Ven 15 Aoû - 22:12


Le sol tremblait doucement sous ses pieds. Il aurait pu en jurer sur sa propre tête – ou du moins en avait-il l'impression si vive et si tenace qu'il aurait été impossible de le convaincre du contraire, même avec une montagne de bonne foi et de charisme. Ça envoyait des milliers de frisson dans sa colonne et ses jambes. Lui brouillait l'estomac. Lui retournait la tête à l'envers. Il se donnait l'impression d'être debout sur un site de démolition ou une bestiole en mouvement, à tanguer doucement de gauche à droite et d'avant en arrière de cette façon. Avait-il l'air idiot ? Peut-être. Bizarre ? La question ne se posait pas. Il souriait comme si le monde venait tout juste de lui faire le plus beau cadeau possible – en la personne de mademoiselle-je-suis-une-étoile, bien entendu. A ses yeux et pour un moment encore, la jeune femme resterait une sauveuse envoyée du ciel pour le sortir de sa misère. Ce qui, malheureusement pour elle, constituait un fardeau un peu trop lourd pour qui que ce soit à l'heure actuelle.
Il n'était pas ivre mort pour rien, hein. Oublier lui faisait du bien.
Lorsque la voix de la fille lui répondit, le pauvre Billy était déjà à des milliers de kilomètre de là. Il captait à peine ce qu'elle lui disait, et inutile d'espérer qu'il en saisisse les enjeux ; à ses yeux, elle était juste rabat-joie pas drôle bouh bouh.  S'il avait envie de rester là il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas rester là ; d'ailleurs il ne voyait pas non plus pourquoi elle-même ne pourrait pas lui tenir compagnie jusqu'à ce qu'ils en aient marre ou ne s'endorme sur place – la dernière solution lui paraissait particulièrement agréable à imaginer. Il se voyait bien blotti quelque part contre elle à attendre que le soleil se lève. La solitude lui faisait trop mal au cœur.

« Maiiiiiiiiiiis nan, certifia-t-il en riant, bras ballants. Y'a pas de malaise. C'est... Suuuper agréable. Tu devrais essayer, genre. Après il fait beau ! Bam, comme ça. »

Loin de se douter que son discours aurait plutôt dissuadé n'importe qui de retoucher à de l'alcool dans les dix prochains mois, il rit de nouveau. Il était aussi fatigué physiquement qu'il était en forme mentalement ; le contraste, violent, faillit le faire trébucher de nouveau lorsqu'il tenta un pas risqué en arrière. Sa main réussit heureusement à s'agripper au mur près de lui avant que sa silhouette menue ne revienne embrasser le sol et – oh combien étrangement – ça le fit de nouveau éclater de rire. Il aurait pu faire ça toute la journée. Rire, rire, rire.
Il rattrapait toutes les larmes de la veille. Un truc comme ça.

« Bwah. » A moins qu'il n'ait voulu dire 'bois' ; vu comme il mâchait ses mots, ce n'était pas évident. « Je veux voir le ciel. Tu crois qu'on peut voler ? »

Comme un oiseau. Comme une étoile. Tête levée vers le ciel, il ferma les yeux et tangua dangereusement sur ses jambes tremblantes.

« Her, viens ! Viens viens viens ~ »

Dire qu'il savait où il l'emmenait quand il saisit sa petite main dans la sienne pour mieux la faire tourner sur elle-même aurait été beaucoup lui en demander. Il se contenta de reprendre la marche, l'air aussi heureux qu'on puisse l'être, ses doigts fermement serrés sur les siens comme par peur qu'elle ne décide de s'en aller. De le laisser tomber. Au propre comme au figuré, d'ailleurs – dans son état, il n'était pas évident qu'il réussisse à tenir debout sans rien sur quoi s'appuyer. Là encore, au propre comme au figuré.

« Dis, eh. L'étoile. Tu crois qu'on pourrait grimper ? Tout là-haaaaaut. »

Son bras libre se tendit en l'air. A bouger comme il le faisait, c'était un véritable danger publique pour les autres passants ; pauvre demoiselle.
Elle risquait d'en avoir pour un moment à le convaincre de rentrer se coucher.

OUPS :
 
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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Jeu 21 Aoû - 14:31


Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie.
Feat Billy Burnley


Sa réponse était incompréhensible, ou presque. Il avait beaucoup beaucoup picolé. Il lui proposait même de boire ! Jamais elle n'avait eu la gueule de bois, et vu l'after que ça donnait, non merci. Il riait aux éclats. C'était une scène vraiment étrange, et Yuki ne savait pas quoi faire. Le convaincre de rentrer était une tâche difficile, voire même insurmontable. Elle n'aurait pas non plus la force nécéssaire pour le soulever et le ramener chez lui. Elle était complètement perdue. Le regard dans le vide, voyant à peine le garçon devant elle qui délirait. Dans quoi s'était-elle encore embarquée ?

« Bwah. »

Devait-elle prendre pour traduction "Bois" ?

« Je veux voir le ciel. Tu crois qu'on peut voler ? »

Observant le ciel la tête levée, il tenait maladroitement sur ses jambes, les yeux fermés de plus.

« Her, viens ! Viens viens viens ~ »

Elle avait presque envie de s'embarquer dans son délire tellement cela devait être amusant. Il avait de l'insistance dans les yeux, presques sincères.

Et soudainement, il prit sa main. Sa main était chaude, chaleureuse. Yuki ne s'y attendait pas. Et encore moins à ce qu'il la fasse tourner sur elle-même. On aurait dit qu'il dansaient. Ces deux-là devaient être un sacré numéro si quelqu'un les voyait. Il la tenait fermement, mais sans faire mal. Elle avait, quelques instants plus tôt, hésité à partir. Mais dans ce cas-là, ce n'était plus une option envisageable.

« Dis, eh. L'étoile. Tu crois qu'on pourrait grimper ? Tout là-haaaaaut.

- On peut toujours essayer,
lui souffla-t-elle à l'oreille, maintenant proche de lui.»

Il tendait le bras, lui montrant ainsi le ciel magnifique de la fin de journée. Elle admirait le ciel, quand soudain, plus rien ne se fit. Aucun son. Aucune vision. Tout était noir. Le néant. Elle lâcha la main de son "compagnon" et tomba au sol, inconsciente.




HRP ::
 
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MessageSujet: Re: « Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie. » Lun 27 Oct - 23:12


Danse, danse, danse ~ Comme on s'amuse et comme on chante, eh. Billy était loin dans la stratosphère, tellement tellement loin que personne au monde n'aurait su le récupérer là où il se trouvait. C'était comme... Boire le ciel et se retrouver perdu entre des nuages en barbe-à-papa ; loin de ce sol qui le maintenant prisonnier, pris au piège, englué dans le goudron et les soucis de tous ces patrons et ombres filiformes aux reflets inquiétants. Il n'avait aucune envie de redescendre, oh ça non ! Il était si bien à danser danser danser, sa main serrée sur celle de la demoiselle comme si c'était la dernière chose qu'il risquerait de faire ce soir, cette nuit, de sa vie. Il ne savait plus, ne savait pas, n'avait probablement jamais su. Il voulait juste oublier ses soucis, ses ennuis, ses problèmes. Il voulait que tout aille bien et lorsqu'il buvait, lorsqu'il se perdait danas les vapeurs d'alcool toutes plus exquises les unes que les autres, il n'avait plus qu'une chose en tête : le bonheur, le vrai, le pur, l'unique. Il allait bien. Tout était beau. Le sol ondulait comme le dos d'un chat heureux, les lampadaires se penchaient pour lui tapoter gentiment la tête ; le ciel lui-même semblait se courber et se parer d'un joli sourire avec des étoiles en guise de dents blanches et éclatantes. Cette fille était une étoile. Cette fille était son ticket de sortie. Il voulait y croire. Il y tenait. Il le fallait. Il le fallait, il le fallait, il le fallait. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça, pas maintenant, pas dans ces conditions, pas alors qu'il touchait presque la voie lactée du bout de ses ongles rongés par l'inquiétude.

« Alors on essaie. »

Sa voix ne fut que murmure ; pourtant il était convaincu de ce qu'il disait. Bien sûr, qu'on essaie. On y va, on court, on vole, on s'accroche aux lampes et on se créé un escalier de poubelles pour mieux monter jusqu'au Paradis ; il s'en foutait tellement, complètement, éperdument. Tout ce qui importait était de garder cette main entre ses doigts, de s'élancer vers l'avenir et de ne rien perdre en chemin. De ne pas se perdre en chemin.
Son corps vacilla, chancelant, lorsque la demoiselle s'écroula au sol comme une feuille de papier abandonnée au vent ; perturbé, il se pencha sans la lâcher. Accroupi, il secoua son épaule. Le sol continuait d'onduler et il voyait des lumières de toutes les couleurs devant ses yeux, pire que lors de certains de ses mauvais trip. Ça n'allait pas fort. Son cœur battait fort. Fort fort fort fort fort.

« Hey. L'étoile. »

De nouveau, il secoua son épaule fragile ; lâcha sa main et, péniblement, la redressa en passant son bras sous son épaule.

Mauvais plan, vu comme il tremblotait sous son propre poids, mais allez lui expliquer ça.

« Allez, on y va. Allez, viens. Allez. Her ? T'as dit qu'on essayait. Allez, on essaie. Her, miss. Tu viens ? »

Tentative de pas en avant ; il s'écroula avec elle. De nouveau au sol, à moitié accroché à elle, il ignora royalement les regards des quelques passants marchant alentours pour mieux se tourner vers sa compagne de route.
Elle allait bien se réveiller. Hein ? Hein, qu'elle allait se réveiller. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça.

Pas maintenant, non, pas maintenant.

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