Brise estival {PV Stanny.

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Brise estival {PV Stanny.

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MessageSujet: Brise estival {PV Stanny. Lun 23 Juin - 23:40


Le calme. Ça le satisfaisait. C'était ce qu'il cherchait, ce qu'il voulait. Tout simplement. En s'éloignant du monde, se défaisant de la réalité. Seuls ses rêves le laissaient faire. Et son pouvoir en l'occurrence. Nathan. Nathan Eucliff, professeur d'anglais, pour une raison ou une autre trouvé endormi sur une balançoire.

Il fallait se mettre à l'évidence, la classe n'était pas son fort. Et encore moins, le choix du lieu et du temps qu'il faut pour s'endormir. Il s'endormait débout. Il s'endormait même endormi dans son rêve où à la base il était endormi. Ce qui...Est bizarre. Et n'a aucun sens. Mais où chercher la logique dans un monde où des étoiles ont forme humaine. Mais sérieusement, une étoile. Lui ; Étoile. C'était dur à croire. Vivre avec les humains, partager des moments, créer des souvenirs, tout au long d'une vie...Comme un humain. Mais, juste, un pouvoir en plus. Un pouvoir qui au final servira à quoi ? Il ne savait pas contrôler le feu, lire dans les pensées et n'avait notamment pas une force surhumaine. Rien qui en soit l'aiderait à protéger son humain ; La personne qu'on lui a confié.  Se moquerait-elle de lui ? Il y était habitué. Il était une victime, rien à chercher plus loin. Mais contrairement aux autres, il l'avait supporté. Il avait pleuré. Il avait crié. Il avait souffert. Mais, il avait supporté. Car plus que tout ; Il y a un humain, loin, qui compte sur lui. Un humain. Un être. Réel. Vrai. C'était tout simplement impossible.

Chose qu'il savait depuis le début.

Il faisait frais. L'été. Brise du soir. Doux air estival. Tout cela se mélangeait, créait cette ambiance où il se sentait finalement à son aise. Même si bon, aise ou pas, il allait s'endormir au final. Toutefois, le faire dehors, est un poil plus confortable. Son ventilo' était cassé. Son appartement était à crever de chaleur. Et dehors...Ah oui, dehors, c'était rafraîchissant. Ainsi, on se décide. Un livre de poche, crayon à la main et direction le parc. Parce que oui, un parc, c'était vide le soir. Normalement. Enfin surtout l'aire des jeux. Il y n'avait aucun gosse qui serait venu le déranger.

Et plus que tout. Balançoire libre.
Il s'était amusait comme un gamin, se balançant doucement pour accélérer d'un coup brusque. Avant de s'arrêter et de se concentrer sur la lecture de son livre. « Alice au pays des merveilles. »Un classique. Mais fascinant. Assurément le livre le plus intéressant qu'il a exploré...De son propre corps, cela va de soi. Il passait sa main sur les pages, se délectait de leur toucher, inspirait leur air. Sa passion. C'était ça. Tout simplement.

En ce moment même, il n'avait rien du professeur d'anglais qui s'endort la moitié de la journée, c'était juste le Nathan. Le Nathan Eucliff, étoile au pouvoir idiot, habillé d'un vulgaire T-Shirt blanc et un jean noir. Oh ses chaussures ? Il les avait sûrement jetés quelque part quand il a décida de mettre ses pieds dans le bac à sable plus tôt. Pire qu'un gosse mais il était seul, où est donc le problème ?

C'était calme. Tellement calme. Il fermait les yeux. Une brise le calmait encore plus. Calme. Calme. Calme. Calme. Il s'endormit. Rien n'importait. C'était ce qu'il espérait depuis le début. Rejoindre les bras de Morphée, oublier qu'il faisait partie des communs des mortels. Sa manière de fuir assurément. Mais ça ne faisait de mal à personne. Il ne faisait de mal à personne. Alors, les gens n'avaient en aucun cas le droit de commenter. Il n'allait pas changer. Il avait longtemps été rejeté. Ça n'allait pas s'arrêter. Pourtant, il espérait encore dans ses maudits rêves trouver cette lumière d'espoir qu'il lui reste. Son humain. On l'avait lié. Lié. Lié. Lié. Lié. Lié. Une responsabilité, un devoir. Il avait beau s'éloigner. Ces pensées revenaient. CETTE PERSONNE. Elle revenait. Encore. Encore. Encore. Encore. Il voulait tellement la rencontrer. Juste un instant. Ressentir ce que ça fait d'être avec quelqu'un. De partager des moments. De rire, sourire, pleurer, aimer, détester, admirer, féliciter, donner, offrir, recevoir. Avec quelqu'un. Non. Pour quelqu'un. Quelqu'un. Quelqu'un. Quelqu'un. Alors si seulement cette personne... Si seulement. L'hypothèse. L'espoir. L'impossible. Le lointain. Rien n'était certain. Et c'est ce qui suffisait pour détruire la force qu'il s'était forgé.

Il voulait pleurer, pleurer, pleurer, tellement fort. Mais, ça importait peu, n'est-ce pas ? Personne ne regardait. Alors juste une larme. Deux. Trois. Il avait les yeux fermés, la tête penchée. Rien n'importait. Alors juste pour cette fois. Quatre. Cinq. Six. Cette fois. La dernière. Je ne le referais plus. Je serais plus fort. Vraiment. Je le sais. Je l'ai toujours su. Alors. Sept. Huit. Neuf. Il fondit en larmes. Discret, aucun bruit. Juste ce visage rougi, meurtri, honteux qu'il voulait cacher.
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MessageSujet: Re: Brise estival {PV Stanny. Mar 24 Juin - 17:05


Vagabonder dans une routine ne lui avait jamais paru réconfortant jusqu'à ces dernières semaines. L'assurance d'un travail fatiguant, épanouissant et stable, l'assurance d'un toit confortable et douillé, l'assurance de savoir que l'on a déjà connu pire, l'assurance de savoir que demain ne peut être que mieux. L'assurance de se savoir en vie, en pleine possession de ses moyens, de ses propres émotions. L'assurance d'un bon repas en rentrant, d'un repos mérité, d'un lit chaud et d'un sommeil juste.
La routine symbolise tout ça à présent. Elle symbolise la paix, la paix intérieure, la paix extérieure. La paix avec soi-même, la paix avec son passé, avec ses proches. La routine est en quelque sorte son pillé. Elle le rassure, elle le maintient à la surface, elle le maintient droit et fier.
Bien sûr, il ne sera vraiment jamais à l’abri d'un imprévu, de quelque chose, d'un événement qui viendra bousculer sa routine quotidienne. Mais il sera alors fin prêt, suffisamment fort et revigorer pour affronter les obstacles et ce qui vient à lui.


- A la semaine prochaine les enfants ! Et faites attention, les partiels approchent !

Déclare une voix grave et enjoué à toute une assemblée d'élèves d'une vingtaine d'année, faisant pouffer certains, en faisant rire franchement d'autres tandis que les plus renfermés lèvent les yeux au ciel sous l’exubérance attendrissante de leur professeur de lettres. Le dit professeur regarde l'amphithéâtre se vider peu à peu d'un regard bienveillant, heureux de ces deux heures constructives et éducatives.
D'un mouvement rapide et devenu habituel, il appuya sur divers interrupteurs pour fermer les volets et relever le tableau de tissu servant pour le rétroprojecteur, signifiant ainsi la fin de la journée. Il récupéra ensuite ses documents qu'il glissa dans son sac en bandoulière, le mettant sur son épaule par la suite, prêt à partir. Éteignant la lumière de la grande salle, il la quitta quelques secondes plus tard tout en desserrant légèrement sa cravate. Le temps commençait à se faire lourd, l'été approchant à grands pas, les chaleurs estivales ainsi que les nuits plus courtes allant de paires avec la saison. Et bien sûr, il allait être en vacances, en même temps que ses élèves.

D'un pas souple et léger, quittant l'université sans vraiment se presser, il se mit à réfléchir à ce qu'il pourrait faire de tout ce temps libre. Trois bons mois à ne pas avoir à travailler lui donnait quelques idées. Il irait rendre visite à sa famille. Cela faisait certes peu de temps qu'il les avait quitté mais sa mère et son frère lui manquait horriblement. Les relations avec son frangin avaient beau être compliquées et conflictuelles, il éprouvait tout de même un amour fraternel inconditionnel pour lui, tout autant que pour sa mère. Après tout ce qu'il leur est arrivé, leurs liens entre eux étaient forts, très forts, mais Stan ne peut empêcher le sentiment de culpabilité de monter en lui à chaque fois qu'il pense à eux, en pensant qu'il a été incapable de les sauver et qu'il a été incapable de soulager sa famille de la tristesse. Le professeur vivra sûrement toute sa vie ainsi, avec le sentiment cuisant d'un échec grave.
Il secoua la tête pour chasser ses pensées défaitistes et bien trop triste pour cette fin de journée qui s'était pourtant déroulée dans une bonne humeur constante. En y repensant, il se dit qu'il avait peut-être été trop enthousiaste durant ses cours et ses élèves n'avaient pas manqué de le lui faire remarquer une fois de plus. Mais il ne pouvait s'en empêcher, il était toujours émerveillés lorsqu'il parlait de ses livres, de ses romans aux histoires prenantes et aux chutes inattendues capables de le faire rire ou pleurer. Un léger sourire prit place sur ses lèvres fines, pensif et rêvant de ses comptes préférés.

La nuit commença alors à tomber doucement, les rayons du soleil se faisant moins agressifs, plus doux, plus frais aussi tandis qu'une légère brise vint caresser son corps et son visage. C'était agréable, quelque chose que le trentenaire aimait, ressentir la nature autour de lui. Simple, rafraîchissant alors que le silence environnant se fait reposant. Et pourtant, alors qu'il aurait dû se sentir plus léger, son cœur se faisait lourd au fur et à mesure de son avancé comme si quelque pesait en lui, comme un pressentiment qu'il ne saurait dire s'il était bon ou mauvais.
Le chemin de retour pour rentrer chez lui n'était pas très long, il passait par différente rues plus ou moins fréquentées pour finir par traverser un parc où se trouve une petite air de jeux pour les enfants. Il aimait particulièrement ce lui qui cassait l'environnement urbain de part ses petits arbres et arbustes, sa verdure et ses bancs. Un endroit convivial, animé la journée et calme le soir.
A la vue de ce petit parc, une sorte d'anxiété le prit, nouant sa gorge, le rendant plus sensible à son environnement comme si la moindre chose pourrait le faire craquer, le faire tomber, comme si au moindre accident, il n'allait pas pouvoir se relever.
C'était fort, très fort, prenant et bien que son inquiétude monte en flèche à l'approche du lieu qu'il aime tant, il ne change pas sa direction, s'obstinant à avancer car au fond de lui, il se dit que s'il n'y va pas, s'il ne rentre pas dans cet air de jeux, quelque chose allait lui échapper. Il voulut ralentir ses pas mais fit le contraire, accélérant sa marche. Ses chaussures noires vernies claquent rapidement sur le sol et s’arrête soudainement à l'entrée du parc. Ses yeux bruns parcourt le lieu, une lueur inquiète perceptible dans son regard qui se pose finalement sur les balançoires. Quelqu'un s'y trouve, se balançant mollement alors que sa tête est basse, le dos voûté secouer de tremblements légers. Son cœur se serra un peu plus à cette vue, attristé de voir un homme, car s'en était un, dans cet état. Ce genre d'émotions l'avaient toujours beaucoup touché, mais cette fois-ci, c'était différent, comme s'il se sentait plus concerné.

Silencieusement, il s'en approcha, les gestes fluides et le pas lent, ne quittant pas des yeux la silhouette mince, ne quittant pas des yeux ce visage masqué par des mèches brunes et mi-longues aux allures décoiffées. Il s'en approche encore plus, apercevant du coin de l’œil des chaussures jeter à la va-vite sur le bord du bac à sable remarquant alors que l'inconnu était en effet pied nu. Un pas, puis deux, les siens s'enfonce doucement dans le sable, son cœur battant trop fort dans sa poitrine sans qu'il ne sache pourquoi. Avec douceur, il vint s'accroupir face à lui pour apercevoir son visage rougit par les larmes, ses yeux bleutés plissés et humides, l'air torturé.
Stan fut alors frappé par une évidence et un trop plein d'émotions qui l'assaillent. Il ne pouvait pas laisser cet homme à l'apparence si jeune et fragile dans cet état, son côté protecteur ne pouvait tout simplement pas le laisser ainsi. Son cœur était sur le point d'exploser pour une raison encore inconnue.
Sa main se glissa doucement sur la joue mouillée par les perles d'eau salées, la touchant du bout des doigts puis de la paume rugueuse de sa main chaude. Un frisson traversa son corps si bien qu'il eut un léger sursaut, ses yeux s'ouvrant un peu plus lorsqu'il rencontre le regard de l'inconnu. Un regard bouleversé, un regard plein de sentiment, de tristesse, mais aussi d'espoir puis se soulagement. Un regard auquel il ne peut se détacher, sa paume toujours contre sa joue, et alors il se décide à parler.

- Ne pleure pas.

Murmure t-il, le ton grave et réconfortant de sa voix se faisant entendre légèrement.
Comment peut-on se sentir si proche d'une personne que l'on vient de rencontrer, comment peut-on se sentir si concerné par la douleur d'une personne que l'on ne connaît pas ?
Stan étira un mince sourire, penchant légèrement sa tête sur le côté alors que ses yeux brillent doucement d'une couleur mordoré sous les lampadaire à peine allumés. Il observe cet être blessé devant lui, qui paraît si pur, si pâle et si attendrissant.

Oui, la routine était pour lui l'assurance d'une vie plus simple et confortable et il sut, en croisant ce magnifique regard bleu, que sa routine allait se briser en mille morceaux. Peut être qu'une autre allait se reconstruire, peut être était ce mieux ainsi.
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MessageSujet: Re: Brise estival {PV Stanny. Mar 24 Juin - 18:48


« Ne pleure pas. »

Il n'avait rien senti. Il n'avait rien attendu. Il n'avait rien vu venir. Pourtant, ça arriva. Son toucher. Sa silhouette. Sa voix. Son odeur. Ses gestes. Ses émotions. Tout se bousculait. Il avait peur. Il tremblait. Nathan pleurait. Honte. Il avait honte. Il voulait disparaître. Non. Ne pas ouvrir les yeux. Ne pas regarder. Oublier. Passer son chemin. Il partira. Cette personne disparaîtra. Elle l'ignorera, comme tout le monde. Elle. Elle n'aura jamais existé. Il n'aura jamais existé. Et rien. Comme toujours. Rien ne se serait passé.

Ne regarde pas. Pars. Tu n'as rien à faire ici. Je t'en prie. Ferme les yeux. Pars. Oublie ce visage. Oublie. Oublie. Oublie. Pitié. Rien n'est arrivé. Pars. Tu n'as rien vu. Tu ne m'as pas touché. On ne s'est jamais rencontré. C'est juste un rêve. Un cauchemar. Ne regarde pas...Ne me regarde pas.

Il y a de ses choses que le destin crée ; Qu'on ne peut éviter, qu'une force inconnue nous pousse à faire, auxquelles, en l'occurrence, on ne peut échapper.  Mais c'était pour le mieux. Sûrement. Toutes ses choses ; L'espoir, l'optimisme ont un sens. Ou peut-être serions-nous les seuls à vouloir y trouver un réel « pourquoi » ? Rien. Rien. Rien. Strictement rien. C'était le noir. Le noir qu'il voyait. Le noir qui le mettait à son aise. Le noir qui dominait quand ses yeux étaient toujours fermés.

Il n'allait pas les ouvrir. Jamais. Mais cette personne. Elle. La chaleur. Sa chaleur. Elle brisait tout. Toute la force qu'il s'est forgé. Toute sa défense qui tombait. Elle exerçait un pouvoir tellement fort sur lui si bien qu'il suffoquait. Si seulement, il n'était pas venu ce soir. Si seulement, il était resté sous sa couette. Si seulement, il ne s'était pas assis sur cette balançoire. Si seulement, il n'avait pas pleuré. Elle avait tout vu. Il ne la connaissait pas. Cette personne. CETTE personne. Cet homme. Il ne connaissait pas son nom. Mais il occupait toutes ses pensées. Un démon. Il venait l'arracher. Pars. Pars. Pars. Pars. Pars.

Il avait ouvert les yeux. Pourquoi ? Pourquoi ? Connerie. Non. Re ferme-les. Tu n'as rien vu.
Boum. Son cœur avait explosé.

Un homme. Sûrement plus âgé. Il n'avait rien de spécial. Vraiment. Mais. Ses yeux l’hypnotisaient. Ferme les yeux. Ferme-les. Maintenant. Ne pas regarder. Et toujours. Toujours. Comme d'habitude. Oublier. Son corps n'obéissait pas. Qui est-il ? Que fait-il ? Pourquoi est-il là ? Pourquoi est-ce si doux ? Pourquoi ce sentiment? Les questions ne s'arrêtait pas. Il était intrigué, ému. Il le savait. Mais il s'obstinait. Il ne voulait pas le croire. Il n'y arrivait pas. Une personne aussi gentille? Il ne savait rien d'elle. Pourtant ce toucher suffisait à tout expliquer, ce regard à tout résumer. Cet homme était beau ; Assurément. Tellement différent de lui. Plus fort. Plus grand. Il ne le pouvait pas. C'était impossible. Un miracle s'il y arrivait. Comment ? Pourquoi ? Pouvait-il vraiment protéger une personne comme ça.

Il le savait, tellement. Plus que tout. Plus que jamais. Il était son étoile. Cette personne. Son humain. On le lui avait confié. Mais...Mais...

Loin du bonheur, loin de la joie, c'était la honte. Son incapacité. Sa faiblesse. Tout pesait plus lourd que d'habitude. Il voulait tellement recommencer à zéro. Se lever droit, le fixer avec conviction. « Bonjour, je suis ton étoile. » Ça aurait au moins eu de la crédibilité mais là...

C'était tellement idiot. Stupid. Idiot. Stupid. Stupid. Il voulait en rire ; la bêtise, la connerie. Ça n'avait aucun sens. Et il se laissa aller, à ce toucher, à ce regard. Voilà. C'était assez. Regarde bien. Regarde. N'oublie pas. La faiblesse dont peut faire preuve celui à qui on t'a lié. Paradoxe. Il prit la main de l'inconnu. Ses yeux, il les ouvrit et il le fixait. De tout son être. Ne pleure pas. Ne pleure pas. Ne pleure pas. Il entrelaçait ses doigts au sien. Puis, il se baissa. Il posa sa tête sur l'épaule large qui s'offrait à lui. Ce que j'espérais. Ce que je voulais. Il était mal à l'aise. Ses tremblements avaient cessé pour revenir et s'accentuer par la suite. Quelques larmes perlaient encore au coin de ses yeux mais il ne pleurait pas. Il ne versait aucune larme. C'était la moindre des choses qu'il pouvait faire. L'écouter, lui montrer qu'il était fort. La moindre des choses.

Son visage était encore plus rouge que précédemment mais il se contrôlait. Sa prise sur la main de l'inconnu se resserra et il sourit. Cette chaleur. Était-ça ce qu'il voulait ? Un quelqu'un de spécial. Pour une soirée spéciale. Est-ce qu'on s'attend à ce genre de choses quand on se lève le matin ? Non. Sûrement pas. Mais, pour le moment, c'était suffisant.

Nathan' releva la tête. Son livre tomba. Mais il s'en foutait. Il le refixait toujours. Il ne s'en lassait pas. Et il souriait, discrètement certes mais il souriait car son humain ; le sien, lui a dit de ne pas pleurer. Les chances qu'il se trompe sont nulles. Il ne se trompait pas c'était vrai.
Il voulait parler.
Il le devait. Mais quoi dire ? Quoi faire ? Comment lui demander ? Il ne savait rien. Il n'avait jamais su. C'était un gamin. Mais il ne pouvait pas fuir. Je ne fuirais pas.

« Je suis désolé que tu m'aies vu dans cet état. »

C'était pire qu'être désolé. Il se sentait mal de l'avoir inquiété.
« J'aurais vraiment préféré que ce genre de rencontre se passe dans de meilleurs circonstances. »

Il n'était sûrement pas le seul. Mais ce qui est fait est fait.
« J'ai peur. Vraiment peur de dire une connerie. »

Il baissa la tête avant de se cacher le visage avec les deux mains, défaisant entre autre l'emprise sur la main du brun.
« Mais je suis vraiment heureux. Que tu sois le seul à avoir vu cette faiblesse me rassure. »

Il n'avait jamais pleurer devant personne. Il ne voulait pas y penser. Il voulait supporter mais si c'est cette personne alors ça ira.
« Comme ça, tu sais à quelle genre d'étoile, on t'a confié. »

Sa dernière phrase était teinté de tristesse, d'une mélancolie qu'on pouvait aisément deviner. Il avait bien fait de cacher son visage. Cette expression qu'il avait en ce moment...Était sûrement la pire. Il suffisait de voir ses oreilles. Il rougissait plus qu'il ne l'avait jamais fait en une vie.
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MessageSujet: Re: Brise estival {PV Stanny. Mar 24 Juin - 23:07


Cette tristesse, cette honte qui augmente de plus en plus en lui était quelque chose qu'il ne pouvait plus supporter. Sa main chaude se colla un peu plus contre la joue comme pour s'y fondre et lui faire comprendre. Lui faire comprendre qu'il n'a pas à avoir honte, qu'il n'a pas à fuir. Lui faire comprendre que malgré les doutes, malgré les peines, tout est possible. Il aimerait lui dire, il aimerait le réconforter, le prendre dans ses bras et lui murmurer que tu ira bien.
Stan se surpris à penser ainsi et à ressentir ce besoin pressant de le rassurer et lui disant que le jour prochain sera meilleur.
Mais il se retient, il ne peut se permettre de tels gestes, de telles paroles. Il ne le connaît pas, ni lui, ni son passé, ni ses problèmes. Il ne connaît pas la cause de ses larmes, la cause de sa tristesse.
Alors il se retient, du mieux qu'il peut, ne pouvant pas empêcher de poser sur lui un regard tendre et confiant, les enveloppant dans une aura calme et posée.

Deux billes bleutées et brillantes de larmes se relevèrent vers lui à nouveau, l'observant avec surprise, comme s'il ne s'était pas attendu à ce qu'il vit, comme si... Comme si il était à la fois soulagé et mortifié de cette découverte.
Si seulement il savait ce qui le troublait autant, si seulement il pouvait comprendre ses sentiments, si seulement il pouvait comprendre les raisons de sa peine pour l'en soulager.
Il ne comprenait pas la surprise qu'il avait lu dans ses yeux, il ne comprenait pas cette peur, cette honte qu'il avait décelé dans les pupilles bleues. Honte de quoi ? De s'être fait découvert en larmes ? D'avoir laissé parler ses sentiments ?

Et alors, doucement, timidement, Stan remarqua une main fine prendre la sienne contre la joue pâle, entrelaçant leur doigts en une étreinte pleine de promesse. Le jeune homme se pencha, se baissa contre lui pour poser sa tête sur son épaule large et il sentit son souffle chaud contre lui, son souffle tremblant et hésitant, le corps tremblotant un peu plus à chaque secondes. L'étreinte de ses doigts sur sa main se resserra, amenant son sourire à s’agrandir un peu plus, étirant ses lèvres en une mimique rassurée. Le plus jeune semblait reprendre pied, doucement mais sûrement et même si son corps tremblotte encore, il peut sentir que ses larmes se tarissent, qu'il reprend les choses en mains.
Il finit par se redresser, quittant son épaule et le professeur ressentit un étrange vide, comme si le voit s'éloigner l'angoissait. Il y eut un petit bruit de choc mais il n'y fit pas attention, trop occupé à observer et à profiter de ce moment.
Puis, enfin, le plus jeune parla, dévoilant un filet de voix mal à l'aise, peu assuré mais au ton grave et masculin, un peu éraillée par les pleures passés.

Le voilà qu'il s’excusait de s'être ainsi montré, que leur rencontre ne ce soit pas faite dans de meilleures circonstances. Le professeur ne s'était donc pas trompé, il était bouleversé à sa découverte à cause de son état, à cause de ses larmes et un sentiment de honte l'avait prit à la gorge, quelles bêtises. Il voulut parler, lui exprimer sa façon de penser, sa façon de voir mais le plus jeune reprit la parole.
Maintenant, il était heureux, heureux qu'il soit le seul à l'avoir vu si dans un moment de faiblesse. Quelle girouette. Son sourire s'agrandit un peu plus, sa mine se faisant plus lumineuse, content de le voir se sentir mieux, de le voir.. un peu plus heureux, loin de cette tristesse qui mouillait son jolie minois aux traits fins. Pourtant, celui-ci ne lui laissa pas le temps de le regarder plus, mettant son visage contre ses mains, lâchant la sienne dans le mouvement.
Pourquoi ? Pourquoi se cacher maintenant ? Encore cette honte de lui même ?
Stan en aurait soupirer de frustration s'il n'avait pas entendue sa dernière phrase, pleine de tristesse, pleine de mélancolie, pleine de révélations prononcé par une voix pleine de fissures.

Puis l'info monta en lui, chatouillant ses oreilles, faisant frémir son corps et percutant son cerveau et son cœur de plein fouet. Une.. étoile ?
Il se rappela les mots que sa mère lui avait dit après la mort de son père, lorsqu'il ne savait plus comment réagir, lorsqu'il ne savait plus comment consoler, comment se comporter, comment tout supporte, lorsqu'il avait perdu le courage alors que sa mère elle, remontait la pente du mieux qu'elle pouvait après la mort de son mari, de son âme sœur, de sa moitié.

« Stan, je sais que la douleur est dure, qu'elle te fait du mal, qu'elle te brise un peu plus chaque jour. Hier tu m'as demandé comment je faisait pour garder le sourire malgré la mort de votre père. Hier, je n'ai pas pu te répondre car ta question m'a remuée, j'ai réfléchis et j'ai su, j'ai trouvé cette réponse. Sache que je me bats chaque jour depuis cette terrible épreuve car vous êtes à mes côtés et qu'en tant que mère, je ne veux pas vous voir ainsi. Mais sache aussi, que je garde le sourire pour l'étoile merveilleuse que l'homme de ma vie a été pour moi. Cette étoile m'a protégée, elle m'a aimé comme jamais personne n'aurait pu le faire et c'est en sa mémoire que je veux sourire, pour le remercier de tout ce qu'il a fait jusqu'à ce jour.
Mon fils, chacun est liée à une étoile, que ce soit en tant qu'ami, en tant qu'amour, en tant qu'ennemi, la destinée te mènera à sa rencontre et à ce moment là, tu comprendras les mots que je viens de te dire. Tu saura ce que tout cela représente et tu comprendra la raison de mon sourire, au fond de toi, ton cœur te le dira.
 »

A présent il comprenait, il faisait le lien. Il sut. Il comprit pourquoi il avait le cœur si lourd en arrivant, il comprit pourquoi son cœur ne l'avait plus écouté, il comprit pourquoi il s'était tant inquiet, pourquoi il avait tant voulu l'aider.Et même si la futur de leur relation lui était encore inconnue, il comprit qu'il ne pourrait jamais s'en défaire.
Il avait lu tant d'histoire, tant de compte sur cette légende d'âme et d'étoile reliée par un fil invisible, par une route écrite et créer du destin. Il s'en été longtemps émerveillé puis avait finit par ne plus y penser, les problèmes de la vie prenant le pas sur tout. La mort, la tristesse, le désespoir avaient annihilé tout rêve. Certes, il continuait à lire tout ces écrits, ces comptes, tout ses livres et toutes ses BD, seulement, au fond de lui il avait perdu l'espoir qu'un jour lui aussi, il vivrait peut être ce genre de choses.
Un moment, entre ses doutes et ses désillusion, il avait détesté les étoiles, il les avait détesté pour ne pas avoir été la lors de ses drames, pour ne pas avoir été présent. C'était un comportement injustifié, seulement dicté par l'ombre dans son cœur. Mais le temps adoucit celle-ci et ramena la lumière en son intérieur même si les répercutions de son passé ne sont pas toutes dissipées...

Et voilà qu'il se trouvait à présent face à cette étoile, son étoile et il ne put lui en vouloir. Son regard s'illumina d'une joie sans nom, et il fut incapable de placer les mots justes, les mots qui lui permettrait d'exprimer son ressentir, ses sentiments en cet instant si unique.
Doucement il vint attraper les poignets fins et pâles de son étoile, éloignant ses petites mains du visage rouge de gêne, rouge d'embarras, jusqu'à ses oreilles.
Stan prit alors le temps de le contempler, admirant son visage fins, ses yeux bleus, sa peau pâle et si douce, cette harmonie de pureté et de douceur alors que de fines mèches noires désordonnées rejoignent le tout de ci de là, masquant son front, assombrissant légèrement son regard brillant.

- Ne te cache pas ainsi, pas alors que tu met à nue tes sentiments d'une façon triste mais aussi magnifique. Tu respire la sensibilité et l'honnêteté. Chasse ta honte, je ne suis pas là pour te juger, bien au contraire. Sache que je suis heureux, vraiment heureux de savoir que je suis lié à toi.

Sa voix s'était fait douce, enjouée, assortie à son sourire éblouissant et réconfortant. Il se releva, tirant doucement sur les poignets du plus jeune pour qu'il se lève à son tour de la balançoire.
Ils avaient tellement de choses à se dire, tellement de choses à s'échanger, tellement de choses à partager, à commencer par leur nom, déjà.
Gardant sa mine réjouit, il remarqua la taille plus petit d'à peine quelques centimètre du jeune homme et en voyant son expression, il lui ébouriffa les cheveux avec douceur après l'avoir lâché, un geste d'affection, prouvant son attachement peut être soudain mais réel.
Il ramassa le livre au sol, le lui donnant et lui prit une main, la même que quelques minutes auparavant, serrant celle-ci avec légèreté contre sa paume chaude et le fit sortir du bac à sable, le ramenant aux pauvres chaussures abandonnées.

- Viens avec moi ! J'ai tellement de questions, si tu savais. Rentre avec moi ce soir, nous pourrons parler de tout, de rien, de ce que tu veux, de nous aussi. Et si tu ne souhaites pas parler, et bien nous ne parlerons pas. Tu sais, j'ai énormément de films chez moi, je les collectionne, alors nous pourrons en regarder un, qu'en penses tu ? Oh, tu es peut être fatigué, sûrement oui, après ce qui vient de se passer ça ne me paraît pas étonnant. D'ailleurs, à ce propos, si tu veux en parler sache que je suis là pour t'écouter. Même si tout ça est un peu soudain, j'espère que tu acceptes de venir, hein ?

Stan, quand il est content, il parle beaucoup. Il parle beaucoup, avec engouement, avec ferveur, avec bonheur, en faisant de grand geste avec sa main de libre. Sa voix est franche, directe, enjouée, pleine d'émotion et d'envie, pleine de joie et de gaieté, pleine de fierté. Fier de sa passion, fier de ses collection, fier de ce qu'il aime, fier de ce qui l'entoure.
Le professeur de lettres est une personne spontanée, oui, c'est le mot.

- Au faite ! Je m’appelle Stan, et toi petite étoile ?

Demande t-il avec les mêmes mimiques, ce même sourire, ce même regard, attendant les réponses, attendant sa venue, priant pour qu'il accepte son invitation.


Si tu savais maman, si tu savais combien tu avais raison. Je comprend un peu, à présent, et bientôt, je comprendrais pleinement.
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MessageSujet: Re: Brise estival {PV Stanny. Mer 25 Juin - 2:01

Pourquoi t'obstines-tu ? Ce visage est horrible. Tu ne gagneras rien à le regarder. Je ne suis pas fort. Je ne peux pas t'écouter. Je ne peux pas être comme toi. Alors, ne me regarde pas comme ça. Ce regard.
Il voulait tellement agiter ses mains, les poser sur les yeux de son humain et lui demander de détourner les yeux. Il avait peur de sa propre honte. Il avait peur de comment il réagirait. Il avait peur de voir quelle expression, lui, pouvait faire. Mais il ne pouvait pas. Ces mains qui le tenaient le faisait frissonner. Il avait si peu l'habitude d'être touché...Ou alors, de cette manière. Autres que ses parents, toucher, éprouver, lui rappeler juste la douleur d'être persécuté. Mais à présent, il avait oublié. Tout importait peu. Ça importait peu. Alors. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ne cherchait-il pas à partir ? A s'en aller ? A courir en lui disant d'oublier ce qu'il s'est passé ? Parce que c'est lui ? Parce que c'est ce regard, ce toucher, ces émotions...Cette personne. Il recommençait à trembler, frappé par une déclaration à laquelle il se doutait mais qui restait pesante sur sa simple personne. Pourquoi.

Magnifique. Sensibilité. Honnêteté. Heureux. Heureux. Heureux. Il l'était. Nathan voulait crier. Il se retint. Heureux. Avec lui. Parce qu'il est lié avec lui. Parce qu'il est avec lui. Heureux. Ses sentiments, il voulait tellement les cacher. Il n'avait rien d'un être magnifique. Il était horrible, affreux. Il était...Lui. Heureux. Pas là pour juger. Ça le calmait. Il arrêtait de trembler. Il voulait le remercier. Heureux. L'anglais aussi l'était. Tellement. Il voulait pleurer à nouveau. Non pas de tristesse mais de joie. La joie. Il l'éprouvait. Nathan n'était pas un dépressif. Loin de là. Il avait ses passions, ses rêves, ses espoirs, ses objectifs. Toutefois, en solitaire. La solitude dont il ne s'est jamais plaint. Il le regrette. Cet instant, avec cette personne, il était heureux. Tout simplement.

Ce sourire le charmait.
Le professeur se retrouva debout. Il est grand. Fut-elle, sa première constatation. Constatation qui en soit lui fit esquisser un sourire discret, un sourire honnête. Cette personne était différente. Mais en même temps, si semblable. Il ne connaissait rien d'elle. Son humain. Son protégé. Sa destinée. Même pas son nom. Chose qui le fit tiquer. Il se remarqua alors une profonde curiosité ; De tout savoir de lui, de faire de son mieux, de remplir son devoir. Le protéger, le remercier, s'excuser et lui rendre de pair la bonté qu'il lui offrait en ce jour. Il sera plus fort assurément. Dans un futur proche,il se tiendra fièrement. Il ne pleurera pas. Il ne se cachera pas. Il sourira, rira, l'affrontera. Il ne savait rien de ce que pouvait leur faire attendre le lendemain. Mais, ils étaient liés et c'est ce qui compte pour le moment...Pour le moment.

Mes cheveux. Un geste qui le fit cligner des yeux. Il avait tellement l'air d'un gamin en cet instant et ça l'énervait. Pourquoi ne pouvait-il pas faire aussi adulte que cette personne ? Son humain paraissait tellement plus crédible, ça en était frustrant. Pourtant, Nathan se retint de faire la remarque, il se contenta de suivre, pantois, la suite des événements, ne sachant toujours pas ce qui au fond, se passait réellement. Mais ça le suffisait. Cette ambiance. Cette atmosphère. Son humain avait tout changé. Cette homme avait assurément un pouvoir. Il était de bonne humeur. Il souriait. L'anglais fixa ses gestes, chaque petit détail, commençant par son livre, (Soon préciiiiieuuux.) qu'il prit sans hésitation allant à la main qui se saisissait encore de son âme. Elle est chaude. Et cette chaleur ne manquait pas de lui rappeler qu'il n'était pas seul, qu'il y avait quelqu'un avec lui. Assurément. Plus jamais.

Ses pieds quittèrent la douceur du sable. (Si si c'est doux du sable wesh.) Par conséquent, il ne manqua pas de remettre ses chaussures qui réclamaient son attention. Avant évidemment,d'être interrompu dans son geste par cette même voix qui le mettait toujours dans tous ses états. Sans compter qu'il fut littéralement...Surpris.

Tellement enjoué. Nathan voulait rire. C'était tellement différent de ce qui s'était passé précédemment. Ça n'avait rien des pleurs, du réconfort. C'était juste cette ambiance bon enfant. Ces paroles prononcées à la va-vite, sûrement sans réfléchir. Cette spontattitude allait tellement bien à cette personne. Parler de tout. De rien. D'habitude, Nathan aurait préféré dormir. Chose qu'il faisait debout mais une exception n'est pas toujours de mauvaise augure. Loin de là. Il voulait lui répondre, le remercier.

Ainsi même ; Sa proposition ne pouvait qu'être accepté. Le connaître d'avantage n'allait que l'attirer ; parce que lui aussi le voulait. L'Eucliff, serra plus fort la main de son humain comme réponse et se contenta de sourire discrètement en le fixant.

Stan. Stan. Stan. Stan. Il se le répétait tellement de fois. Il n'allait pas l'oublier ; Même si sa mémoire lui fera défauts et que dans une vingtaine d'année, il ait l’Alzheimer, il n'oubliera pas. Promis. Juré. Craché. Il se mit à rire. Il ne savait pas pourquoi. Mais, il riait. Se sentant de trop, il mit sa main devant sa bouche en essayant de calmer son fou rire soudain. Était-ce qu'on appelle le geste paradoxe quand on est embarrassé ? Il ne savait pas. Mais il préférait se dire que c'était ainsi. Que c'était le mieux ainsi. Ses larmes étaient parties ; quoique, en regardant bien, on remarquerait les traces toujours présentes sur ses joues, encore légèrement rougi. Il avait tellement pleuré. Depuis longtemps. Mais ça encore, ça remontait à quelques minutes ! Alors inutile d'y repenser.

Il voulait être heureux. Cette phrase retourne, part, revient. Je n'arrive pas à m'en défaire. C'est... D'un geste fluide, l'anglais se rapprocha de Stan et prit l'autre main qui s'offrait à lui avec sa main libre. Il entrelaçait toujours ses doigts, geste qui le mettait en confiance.

« Nathan...Nathan Eucliff. »

Il ne baissa pas la tête. Il ne ferma pas les yeux. Il ne cachait pas son visage.
« J'accepte avec plaisir d'aller chez toi ! Je regarde rarement des films. C'est une occasion. »

En réalité, il savait déjà qu'il allait dormir dès les premiers instants. Mais ça c'est une autre histoire, n'est-ce pas ?
Ceci dit...Cette bonne humeur était assurément contagieuse.
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MessageSujet: Re: Brise estival {PV Stanny. Mer 25 Juin - 17:58


Un rire lui parvient, un son doux, un son un peu éraillé, un son délicieux qui lui fit tourner la tête pour apercevoir le visage heureux de son étoile. Le regard mordoré se mit à briller de le voir ainsi, riant avec légèreté, grâce à lui. Alors que quelques minutes auparavant il était au comble de la tristesse. Quel contraste, en peu de temps il avait déjà put apercevoir un panel d'émotion chez cet homme et bien qu'il avait sentit son cœur se serrer en le voyant en pleures, il sentit en cet instant, qu'il n'allait pas pouvoir se passer de ce rire clair, de ce rire qui le réchauffe sans que le concerné ne s'en rende compte. Stan était attendrit face à son visage pâle et souriant, attendrit de le voir briller un peu malgré les ténèbres qui l'avait envahit sur cette balançoire.
Le professeur voulait l'entendre à nouveau et fut un peu déçu lorsque le plus jeune tenta d’arrêter son fou rire, mettant ses mains devant sa petites bouches rosées.
Pourquoi riait il ainsi ? Il s'en fichait, il se fichait de connaître la raison, sachant qu'il en était en sûrement le déclencheur. Son attitude enjoué ? Sa naïveté apparemment ? Peut être. Ce qui était sûr, c'est qu'il se sentait bien en sachant qu'il avait réussit à lui faire retrouver le sourire.

Le plus petit se rapprocha alors, prenant son autre main dans la sienne de telle sorte qu'il puisse serrer les mains chaudes des siennes, plus fines, entrelaçant leur doigts dans un geste doux.
Et alors, il lui révéla son nom, agrandissant le sourire de l'humain tandis que Nathan ne baissait pas le regard, ne ferma pas ses magnifique yeux bleus, lui laissant la possibilité de l'admirer comme il le voulait. Voilà qu'il se sentit devenir niais, mielleux, digne d'un de ses romans à l'eau de rose qu'il cache honteusement derrière d'autres livres de sa bibliothèque. Et ce qui suivit ne l'aida pas à arranger ses idées toutes roses, toutes fleurs bleues. Il avait accepté de l'accompagner. Et il appris en même et l'étoile regardait peu de films ? Sérieusement ?

- Nathan.. Nathan... Je vais devoir mettre ta culture cinématographique et héroïque à jour ! Mais qui peut bien vivre sans regarder ce genre de chef d’œuvre ? Ne t'en fais pas, je suis le meilleur professeur en la matière ! Tu verras !

Son prénom, il l'avait prononcé doucement, le faisant glisser sur sa langue comme pour mieux en apprécier les consonance, pour mieux en apprécier la douceur.
Puis la ferveur avait suivit, donnant de la vie à ses mots, son visage expressif, sa voix ni trop basse ni trop forte qui fait qu'on l'entend, qu'on le comprend, qu'on veut l'écouter et qu'on veut le croire.
Stan lui fit un sourire éblouissant et lui lâcha l'une de ses mains, gardant l'autre bien au chaud dans la sienne puis se mit à marche, doucement, profitant de la brise douce et fraîche, profitant des derniers rayons de soleil, profitant du reste du chemin en compagnie de son étoile, de celui qui a créer un nouveau bouleversement dans sa vie si bien remplie jusqu'à présent. Et quelle vie …

Il ne pouvait pas vraiment s'en plaindre, du haut de ses trente ans, il avait eu la chance de presque tout vivre, il avait eu la malchance de presque tout vivre … Il ne saurait dire s'il recommencerait tout si jamais il en avait la possibilité. Il avait connu bonheur, chaleur, peine, tristesse, désespoir, connaissance, joie et partage. Il avait connu la perte d'être cher, il avait connu la peur de vivre, la peur de ne pas réussir, il avait connu l'angoisse, il avait connu le stresse. Une vie des plus commune, avec ses bons et ses mauvais côtés. C'est pour cela qu'il n'était pas à plaindre. Et pourtant … Il ne pouvait s'empêcher d'éprouver des regrets, de fort remords contre ce qu'il a fait, contre ce qu'il n'a pas pu ou n'a pas voulut faire. Stan aurait voulu être plus présent pour sa famille, il aurait voulu profiter un peu plus de son père avant la maladie, un peu plus de sa sœur avant cet accident tragique. Il aurait voulu avoir un peu plus de caractère pour se dresser contre son frère, pour lui faire comprendre qu'il n’était pas le seul à souffrir. Il aurait voulu être plus fort pour empêcher tout ça, il aurait voulu être plus fort pour aider sa mère dans les doutes, dans la faiblesse du cœur et de la vie. Il aurait voulu être capable d'exprimer ses faiblesses, il aurait voulut crier au monde la douleur lors de ses moments difficiles. Mais il ne l'a pas fait, il n'a pas pu, il ne l'a pas voulu. Parce qu'il voulait être le pillé de la famille, il voulait aider, il voulait être celui qui sauve, celui qui prend tout sur ses épaules sans mal, sans souffrir, sans peiné, à l'image de ses héros préfère, au symbole héroïque et solide qu'il avait côtoyé toute son enfance en suivant ses bandes dessinés préférées. C'est peut être ses propres rêves qui avait fissuré son cœur. La déception de cette réalité trop forte et difficile. Il s'était souvent dis plus jeune, que c'était la faute du reste du monde, qu'il n'avait pas été préparé pour tout ça, pour la mort, pour la détresse, pour les difficultés. Seulement, en grandissant, en mûrissant, il s'aperçut que ce n'était la faute de personne. Ni de ses amis, ni de sa famille, ni de la nature, ni du pseudo Dieu là haut, ni même de la maladie et des problèmes technique. Tout ça arrive, nous tombe dessus et aucune personne en ce monde n'y est réellement préparé. Aucune personne ne peut se vanter d'avoir su faire face car tout le monde, sans exception se retrouve touché par les événements de la vie. Qu'ils soient bons ou mauvais, qu'ils soient faciles ou difficiles, surmontables ou non. C'était ainsi, c'était une évidence, une réalité. On en prend conscience après avoir souffert, on en prend conscience avec le temps, lorsque celui-ci adoucit les mœurs, adoucit la douleur, la rendant moins sourde, plus supportable, lorsque celui-ci tente souvent en vain de réparer le cœur et l'esprit.

Malgré ça, il en retient pas que le pires de ses années de vie, ses souvenirs sont devenus douloureux lors des coups durs, mais il a apprit à en apprécier la saveurs, à protéger, à les garder précieusement dans son esprit. Tout ces moments de rires partagés lorsque sa famille était encore au complet, lorsque son père se moquait gentiment de sa manière de rêver, d'être tête en l'air, lorsque sa mère le défendait, approuvant à grand coups de câlins affectueux le côté créatif et sensible de son fils. Il retiendra toujours les petites querelles puériles avec sa sœur qui finissait en chatouilles lorsqu'il était jeunes, puis en discussion légère et gaies lorsqu'il avait grandit, il retiendra toujours le manière dont il chouchoutait son frère nouveau né, comment celui-ci lui retournait tout l'amour qu'il lui donnait au fil des années. Il retiendra toujours ce genre de moment, il s'en rappellera souvent et parfois, il sera mélancolique, il plongera dans son addiction puis se releva, tandis que d'autre, il sera regonflé à bloc, il fera de nombreuses actions, il chantonnera, il donnera ses cours avec plus de passion encore et écrira bien plus sur ses textes amateurs.

Après tout, il continuait de vivre et se devait d'en profiter.

Toutes sortes d'émotions traversa son visage alors, plongé dans ses pensées. Son regard bruns s'assombrit, se plissa alors que ses yeux s'humidifie pour finalement s'éclaircir aux rappelles de tout ses bons souvenirs. Son cœur lui fit mal, puis bondit dans sa poitrine. Sa bouche se pinça en une mimique attristée puis s'étira en un doux sourire. A chacune de ses expressions, de ses moues on peut voir ses petites rides d'expressions se mouvoir, au coin des yeux, sur son front. Stan est le genre d'homme que l'on peut déchiffrer sans difficultés, un livre ouvert au yeux de ceux qui prennent le temps de le connaître, de le découvrir.

Le professeur tourne alors son visage vers Nathan, l'observant avec un doux sourire malgré la pénombre des rues à la tombée de la nuit. Il resserre un peu plus sa main dans la sienne puis accélère le pas, presser de rentrer chez lui alors qu'il lève sa main libre pour montrer un pâté de maison non loin, derrière une route peu fréquenté. Il paraît de nouveau enjoué.

- J'habite là-bas, une petite maison de ville. Mes voisins sont vraiment sympa en plus de ça. Y a le genre de mamies qui vient t'apporter des cookies à ton arrivée, comme dans les séries ! J'ai été surpris mais c'est super agréable. Puis au moins, je suis tranquille, j'ai un petit jardin. J'ai essayé d'y planter des légumes mais … Je dois pas avoir la main vertes parce que j'attends toujours qu'ils poussent. Ou alors je ne suis vraiment pas patient. Tu verras, j'ai une petite terrasse aussi, avec canapé de jardin confortable, c'est bien pour lire l'été, je suppose du moins. Comme je viens d'arriver. On pourrait lire ensemble, comme apparemment du aime ça aussi, vu que tu as un livre dans la main.

Et voilà, c'était partit. Ce ton enjoué, les paroles qui ne se tarissent plus à l'explication de son lieu de vie, de ses coins fétiches, du monde qui l'entoure. C'est naïf, c'est innocent et surprenant pour un homme de cet âge. C'est tout simplement... Stan.

Il se dit, en cet instant, qu'il avait encore beaucoup de souvenirs à se créer, beaucoup de moment à vivre et beaucoup de choses à découvrir. Et cela, avec Nathan. Il chassa ses peurs, il chassa l'idée d'un possible malheur, d'une possible faiblesse de sa part. Il devait montrer le meilleur de lui même. C'était une nouvelle chance pour lui de réparer ses erreurs, une chance pour lui de se racheter, une chance pour lui de repartir du bon pied. Pourtant.. Un doute s'insinua en lui. Et si jamais il n'y arrivait pas ? A le protéger, à l'aider, à porter les fardeaux... Il repoussa tout cela au loin, enfermant ses doutes dans une pièce, au fond de son cœur, pour ne plus y penser.

Rapidement, il arrivèrent dans le quartier calme et modeste, atterrissant devant une petite maison à l'allure un peu défraîchit. Les murs sont blancs mais usés par le temps, les volets de bois sont sombres et ouverts, le toit aux tuiles oranges est haut et on peut apercevoir une fenêtre qui laisse pensées à un étage ou du moins, une pièce surélevée. Ils traversent un petit portails de bois clair, accroché à des murets de béton recouverts de la même penture que les murs de la bâtisse tandis que des sapinettes hautes et soigneusement taillées cache l'intérieur même d'un possible jardin.
Stan ouvre son portail, tenant toujours la main de l'étoile et le referme à la va vite lorsque celui-ci est rentrée, puis marche sur un minuscule allée faite de dalles jusqu'au perron surélevé, que l'on peut atteindre en montant les quelques marches pour finir devant une porte d'entrée en verres brouillés et faite de bois aussi sombre que les volets. Le professeur lâche la main de Nathan pour fouiller dans son sac en bandoulière et en sortir ses clés, clés qui sont relié à un porte clé représentant le casque d'IronMan, son héros préféré. Il déverrouilla la porte et l'ouvre en grand, faisant alors signe au plus jeune d'entrée, déclarant d'une voix forte et d'un sourire éblouissant.

- Bienvenue dans mon humble demeure, Nathan. Entre, je t'en prie.


La fin d'une routine, d'une fausse routine.
La fin d'un mensonge, la fin d'une ère de tristesse.
La destruction pour un nouveau commencement.

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