♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan

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♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan

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MessageSujet: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Lun 1 Déc - 16:23

« Julian, ce serait peut-être mieux pour toi. »

Des cartons colorés s'empilaient et chaque nouvelle livraison faisait office d'horloge révélant la façon dont la journée progressait. Le temps n'était plus une notion à laquelle le blond accordait énormément d'attention, seul le résultat comptait. Et tout semblait aller pour le mieux à la confiserie en dehors de lui, évidemment. Assis au milieu des boîtes à recenser le nombre de sucettes vanille-fraise qu’il lui restait en compagnie de Naora, une dame de race siamoise plutôt douée dans le domaine du calcul mental, Julian sentait le sommeil et sa vie passée s’emparer de lui. Il se laissa basculer vers l’arrière, tombant sans douleur sur le sol alors recouvert par un tas assez conséquent de papier bulle, une accumulation de plusieurs semaines qu’il traînait à jeter car il avait toujours éprouvé une fascination étrange pour cette invention. Ce gars qui en avait eu l’idée ne pouvait être qu’un démon… un démon qui avait ensorcelé ce papier pour qu’irrésistiblement l’humanité entière soit attirée pour éclater chacune des bulles ! Il fixa le plafond quelques minutes  sous le regard maternel de sa coéquipière avant de se ressaisir, prétextant que les larmes apparentes sur son visage provenaient de grains de sucre. À cet instant, une tête noire sortit de l’une de boîtes, effrayant le petit prince avant que son rire ne résonne à travers la pièce. Il s’agissait de Sinka qui rentrait d’une livraison et qui avait pris l’habitude de saluer tout le monde –clients compris- d’un « bouh. » Il caressa la tête des deux félins, discutant de banalités jusqu’à ce que le carillon accroché à l’entrée ne résonne.

♦ Naora, tu peux ranger ça plus loin s’il te plaît ? Tu pourras me reparler de la différence entre les Pâquerettes et les Marguerites plus tard. Et Sinka, suis-moi, j’ai une autre livraison pour toi si tu as le temps.

Sourire, saluer, servir. À peine savait-il marcher que Julian essayait d’aider à la boutique. Maladroit, il s’attirait la bienveillance des clients et, alors qu’il pleurnichait après avoir renversé une caisse plus grande que lui de dragées, son père lui apprit cette règle qu’il appelait la règle des 3S. Il s’y accrochait les jours aussi calmes que ceux-là, ceux où le week-end vidait les écoles et où il restait majoritairement seul à ranger les livraisons. Seul avec ce silence, ce fichu silence que son esprit comblait du souvenir des voix de sa famille. Chaque recoin lui semblait lourd de sens mais la confiserie demeurait un endroit agréable pour lui, même s’il évoluait chaque jour entre les traces laissées par les siens telles que ce mur sur lequel sa mère avait gravé ses mesures ou ses bricolages de gosse réalisés avec son frère félin qui tombaient en morceaux. Et la joie des enfants… Non, il aimait vraiment cet endroit pétillant de couleurs et de bonne humeur. Le blond n’avait pas l’impression d’être pris au piège par une promesse, uniquement par le manque. Un manque auquel il n’avait pas été préparé. Il ferma la porte et rejoignit l’arrière du magasin où il avait installé une couche de fortune. Il dormait là à peu près depuis la mort de son père. Il aurait pu rentrer mais…

« Julian, ce serait peut-être mieux pour toi tu sais. Loge ailleurs un moment, ne reste pas seul à la maison à broyer du noir. »

La nostalgie l’étouffait. Julian pouvait rentrer à la maison mais il ne pourrait plus rentrer chez lui. Voilà comment il se sentait ce soir-là en pleurant à la recherche du sommeil. Il avait beau y retourner chaque matin pour se préparer, tout était froid et la mort planait là-bas. Elle lui avait arraché les siens en deux années, elle lui avait retiré une vie parfaite de bonheur brutalement. Il tentait de garder à l’esprit qu’être si heureux avait été une chance et qu’il passait pour un gamin pourri gâté qui piquait une crise, mais il aurait sincèrement préféré être mieux préparé à perdre Nyanko et ses parents. Il jeta sa couverture, tremblant d’une colère qu’il aurait voulu diriger contre quelque chose de tangible. Le confiseur entendit alors le téléphone et, après avoir haussé un sourcil puisqu’il s’étonnait de l’heure de l’appel, il se décida à aller décrocher. Il s’agissait d’une autre boutique située à plusieurs rues de là qui s’excusait de le déranger car elle avait reçu l'un de ses colis par erreur. La vendeuse était mignonne. Existait-il raison plus valable d’être motivé à se rendre là-bas de nuit ? Il se dépêcha, sifflotant le long du trajet. Arrivé sur place, il réceptionna la caisse dont il identifia le contenu directement à sa couleur : Ce rouge vif, ce ne pouvait être que les petits paquets de fraise tagada ! Il soupira, soulagé puisqu’il craignait d’être en rupture lundi matin et entreprit aussitôt de draguer la demoiselle... jusqu’à ce qu’il ne fasse la connaissance de son petit ami venu la rechercher. Julian repartit, déçu encore une fois d’avoir raté une belle histoire d’amour, marchant d’un pas lent avec sa précieuse cargaison. Sérieusement Juju, tu vas finir comme ces vieilles dames entourées de chats dans les séries… Tu as encore un peu de marge mais bon…

Et puis le drame. Son pied se heurta à un pavé décalé par rapport à ses congénères et la caisse lui échappa des mains. En essayant de la rattraper, il se retrouva étalé à plat ventre en pleine rue. Il laissa échapper un juron en se redressant, remerciant le ciel que les lieux soient déserts et qu’il ne pleuve pas. Il ne remarqua pas que des petites billes de frigolite blanche avaient pris d’assaut sa chevelure blonde et commença à pleurnicher en ramassant. Le jeune homme était frustré au point d’en pleurer et de loin il avait certainement l’air ridicule de se mettre dans un état pareil pour cela… mais on ne choisissait pas sa goutte d’eau, alors heureusement que personne ne le voyait chercher un bouc-émissaire.

♦ Cruelles. Les caisses sont cruelles, les fraises tagada sont cruelles, et ces saletés de pavés qui se marrent après avoir conspiré pour que je tombe le sont aussi ! Non, ça doit obligatoirement arriver quand je chope un carton de trucs aussi pénibles à ramasser. Pourquoi je ne vends pas des t-rex d’un mètre cinquante hein ? POURQUOI ?! Le destin il mange des fraises tagada peut-être ?! MANGE DESTIN !

Dans ce qui l’entourait, il ne trouvait rien de valable afin de se défouler un bon coup. Incapable de se canaliser, il lança de toutes ses forces le paquet de bonbons qu’il avait en main et assista impuissant au reste. Un homme venait de sortir de nulle part… Partagé entre l’envie d’hurler à la sorcellerie -alors qu'il était simplement trop occupé à parler tout seul que pour remarquer l'étranger- et de soulever une taque d’égout pour aller se planquer dedans, il se contenta de rester silencieux et en état de choc au moins une minute, le temps de réaliser qu’il avait bel et bien agressé le visage d’un inconnu –mignon en prime- avec des fraises tagada. Juju… Sérieusement… Qu’est-ce que tu fais de ta vie…

♦ Oh… oh… D…Désolé ! Je ne pensais pas que… quelqu’un passerait ici… euh…hum… Mon intuition me dit que tu n’es pas le destin donc… s…si tu en veux… se…sers toi… Tu…tu préfères peut-être autre chose…ha…ha… qu’est-ce que j’ai dans mes poches…

Sans même se lever du sol, Julian fouilla nerveusement dans ses poches. Sa réserve de survie était composée de diverses sucettes, de ces petites gommes en forme de bouteilles de soda et de réglisses. Il mena une lutte acharnée afin d'arriver à sortir ces derniers, puis tendit à bout de bras le tout en direction de l'inconnu, répétant sans arrêt des excuses. Il se mordait par moment la lèvre, essayant de se calmer parce qu'il était conscient d'être certainement trop excessif.

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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Lun 1 Déc - 19:28



Cela faisait maintenant trente minutes que je traînais près des vitrines des boutiques. A cette heure-ci, il n-y en a pas beaucoup d'ouvertes, voir aucune. De toutes façons, je ne comptais pas acheter quoi que ce soit, je n'avais pas mon porte-monnaie sur moi en plus de ça. L'hiver commençant à approcher, je m'étais habillé chaudement... enfin c'était juste ma tenue de tous les jours avec une écharpe rayée et des mitaines... une mitaine en plus. Pas de bonnets, non, ça me décoiffe quand je le retire, et je n'aime pas avoir les cheveux qui partent dans tous les sens, j'avais l'impression de passer pour le centre d'attention de tout le monde quand ça m'arrivait, même si les soirs d'hiver, les rues étaient vidées assez tôt... Cependant, je restais méfiant ; j'avais, comme à mon habitude, prit mon revolver. Jamais je ne m'en séparais, excepté quand je dormais, mais c'était logique d'un côté.

Enfin, ce soir là, contrairement à mon habitude, je ne me dépêchais pas d'aller en forêt. Je m'arrêtais à la vitrine des boutiques que je croisais sur mon chemin. Certaines m'intriguaient, d'autres non. Je m'attardais plus au niveau des confiseries, ces endroits colorés attisaient ma curiosité ; était-ce un piège à enfants comme dans Hansel et Gretel ? Même si je m'inventais des scénarios tordus, je ne pouvais m'empêcher de poser mon unique main sur les vitres, des étoiles dans les yeux, attiré par toutes ces sucreries. Non Gia, les bonbons, ça te pourrissait les dents, il était hors de question que tu te laisses avoir, pas cette fois. Voilà pourquoi tu n'aimais pas les bonbons, c'étaient les pires ennemis de tes dents. De toutes façons, tu trouverais du sucre dans d'autres choses.
Dans ces moments là, je me contentais de baisser la tête et de parler à voix basse, en faite, c'était plus des marmonnements que des paroles dont j'étais le seul à comprendre... et à entendre, sans-doutes.

« Pourquoi, pourquoi le monde est-il aussi cruel avec notre santé ? On ne peut même plus manger ce qu'on veut sans attraper un sale truc de nos jours. Bah, y a sans-doutes des choses meilleures et inoffensives... il suffit juste de chercher... »

Je m'arrêtais net, me rendant compte que je faisais... un monologue. Heureusement qu'il n-y avait personne dans les rues, enfin si, il y avait quelqu'un, un blond, qui transportait des caisses de... sucreries. Elle n'avaient décidément pas envie de me lâcher, ces saloperies. Je l'observais de loin, espérant qu'il ne m'avait pas remarqué. Et ce qui devait arriver arriva. L'inconnu était tombé en essayant de rattraper sa caisse qui lui avait échappé des mains. C'était malin. Ça lui apprendrait à ne pas regarder où il mettait les pieds.
Je m'avançais tout de même vers lui, prit d'un sentiment de remord. A le voir affalé par-terre, on pourrait facilement le prendre pour une carpette ou un tapis et marcher dessus. Quoique, il était un peu trop épais pour un tapis et un poil trop petit (?) pour une carpette.
Arrivé à sa hauteur, je m'agenouillais devant lui, mais avant même de pouvoir dire quoi que ce soit il avait commencé à m'agresser avec un paquet de... de fraises tagada qu'il me balançait à la figure. Je ne réagissais même pas, surprit par sa réaction. Primo, s'il voulait que je mange ses fraises, il n'avait qu'à me les donner plus gentiment, mais je n'allais pas lui dire, je passerais pour un impoli. Deuzio, si c'était la façon de vous remercier quand on vient vous aider à vous relever parce que vous étiez tombé, je ne trouvais pas ça amusant. J'allais commencer à lui râler dessus quand il s'est soudainement mit à dire des choses... incompréhensibles pour moi :

« Oh… oh… D…Désolé ! Je ne pensais pas que… quelqu’un passerait ici… euh…hum… Mon intuition me dit que tu n’es pas le destin donc… s…si tu en veux… se…sers toi… Tu…tu préfères peut-être autre chose…ha…ha… qu’est-ce que j’ai dans mes poches… »

Suite à cela, il s'était directement mit à fouiller dans ses poches pour en ressortir des sucettes et des... bonbons, encore, ne cessant pas de s'excuser. Comment pouvais-je le trouver terriblement mignon alors qu'il m'avait tout de même agressé avec des friandises en guise d'arme ? J'étais à la fois en colère et attendrit, puis je secouais la tête. Non, ce n'était pas le moment de flancher, je me devais de me ressaisir ! Je le regardais dans les yeux, c'est vrai qu'il était... craquant. Mais je n'allais certainement pas lui avouer.
Poliment, je repoussais sa main vers lui avant de lui lancer un sourire -forcé- pour lui montrer, ou du moins lui prétendre, que ça ne me faisait ni chaud, ni froid.
Je lui passais ma main dans ses cheveux, les lui ébouriffant, retirant au passage quelques billes de polystyrène qui avait élu domicile dedans avant de me relever et de lui tendre la main.

« Relax, pas la peine d'en faire autant... Je t'en veux pas. Allez, relève-toi, c'est pas propre par-terre. Sauf si tu tiens à attraper une saleté. »


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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mar 2 Déc - 15:24

Julian était tendu et restait immobile avec ses sucreries, refusant de bouger sans avoir obtenu une réponse quelle qu’elle soit. Ses mains tremblant légèrement, il avait l’attitude d’un gamin conscient d’avoir fait une bêtise et prêt à être sermonné, voire, comme dans ce cas-ci, prêt à en recevoir une.

♦ Ha… Je…je peux a…aller chercher au…autre chose aussi… si tu n…n’aimes pas ceux-là n…non plus…

Gia était plus proche que ce qu’il avait cru au départ, il s’était agenouillé pour lui venir en aide apparemment. Il ferma les yeux, se préparant à subir son courroux avant d’ouvrir timidement un œil, l’autre faisant de même peu de temps après. Julian cligna alors des yeux durant une bonne minute en signe d’incompréhension. En effet, il n’osait pas tellement être le premier à briser ce silence, persuadé qu’aucune personne normale ne garderait son calme après avoir reçu en plein visage un SVNI, un sachet volant non identifié pour ceux qui ne comprennent pas le Julianien. Puisque ni l’un ni l’autre ne semblait vraiment motivé à établir un dialogue, Juju se souvint des films avec des extra-terrestres qu’il avait vu et du fameux passage du « Nous venons en paix ! » Donc il se décida à rassembler tout son courage. C’est alors qu’il le détailla, premièrement à la recherche d’un sujet de discussion, comme un point commun, mais il ne trouva aucun motif de chat sur la tenue du jeune homme, et il regretta l’absence de ce style d’imprimé. Son intuition incroyable – ou le fait qu’il n’était pas aveugle pour être plus exact – lui révéla qu’il manquait un bras à son mystérieux sauveur. Bien que sa curiosité le poussait à poser la question, il se ravisa en se doutant qu’il s’agissait certainement de quelque chose de difficile pour lui et chassa totalement ce détail de son cerveau. Au fond, il n’y accordait pas la moindre importance, il n’était pas de ceux à traiter différemment quelqu’un à cause de son physique, plutôt de ceux qui se moquent avec bienveillance, faisant de leur mieux pour ne pas lui donner l’impression d’être classé dans une catégorie différente. C’est triste quand même… il a l’air d’avoir mon âge et il lui manque déjà un bras… Néanmoins, il se focalisa davantage sur ce qu’il ne pouvait voir. Il assimila l’œil caché de Gia à une blessure et se figea sur place à l’idée d’avoir pu faire empirer son état, d’avoir risqué de compromettre sa guérison. Il détourna le regard, luttant pour ne pas éclater à nouveau en sanglots, mais sa lèvre inférieure tremblait légèrement alors que des larmes se formaient au coin de ses iris violacés.

♦ N… Non… Je n’ai pas… touché t…ton œil au moins… ? Tu…tu es sûr que tu ne veux rien ? J…je n’en manque pas, tu ne me prives de rien.

Le blond s’étonnait de l’attention que lui portait cet étranger. Gia ne lui renvoyait pas une impression des plus chaleureuses, alors il devina que ce sourire qu’il lui adressait ne pouvait être que forcé. Même s’il était loin d’être une lumière, ça ne signifiait pas qu’il était totalement stupide pour autant ! Il baissa davantage le regard, fixant le sol. Comment pouvait-il être maladroit au point de paraître bizarre alors même qu’il n’avait pas encore parlé à un chat devant ce garçon ? Il remarqua alors que derrière lui, un félin au pelage blanc et noir ramassait les sachets en silence, les replaçant dans la boîte en évitant de déranger leur discussion. Il s’apprêtait à lui chuchoter un merci lorsqu’il sentit sa main lui ébouriffer les cheveux. Julian sursauta légèrement, semblant se calmer tandis que ses yeux violets étaient rivés sur l’iris brun foncé de l’humain. Il était persuadé que ce genre de geste était synonyme d’affection… aussi bien chez les humanoïdes que chez les chats, mais pire encore, il rougit légèrement de gêne, l’air triste et perdu en repensant à sa mère qui jouait en permanence avec sa chevelure blonde. Il prit une grande inspiration pour essayer de reprendre ses esprits et éviter de recommencer à pleurnicher avant de bloquer quelques instants sur la main tendue de l’inconnu. Cependant, il ne tarda pas trop à ranger ses bonbons pour pouvoir la saisir même s’il n’avait pas besoin d’aide : Pour une fois que quelqu’un ne l’évitait pas en dehors de la confiserie, il n’allait pas lui cracher dessus.

Le confiseur commença à frotter le bas de son pantalon vert anis, y remarquant un trou au niveau du genou au passage. S’il fallait établir une certitude concernant son style vestimentaire étrange, c’est qu’entre son jean et son t-shirt jaune mimosa avec un imprimé chat orange sur les manches, il n’avait pas couru une seule seconde le risque qu’une voiture lui roule dessus sans le remarquer... et il devait avoir une perception du froid étrange pour se promener ainsi de nuit à une telle période de l’année. Malgré qu’il débattait intérieurement au sujet de si oui ou non ce trou avait l’air cool, il se redressa, surprenant certainement son interlocuteur puisqu’assis au sol il n’avait pas l’air de faire 1m83, et reporta toute son attention sur Gia. Un air terriblement désolé et maladroit sur le visage, il frotta l’arrière de son crâne de la main droite comme pour tenter de se rassurer tout seul. Il laissa échapper un rire nerveux, ce qu'il racontait semblait être une plaisanterie mais il prenait cela très sérieusement : Il passait déjà pour le taré qui discutait avec des chats, alors se voir attribuer le statut d'agresseur aux fraises tagada... très peu pour lui.


♦ Merci. Moi c’est Julian, ne…ne pense pas que je ne me nourris que de fraises tagada et que je me ravitaille à des heures pas croyables de la nuit, je tiens la confiserie à deux rues d’ici. Enfin… d’accord… c’est peut-être un peu la base de mon alimentation… en fait… sembla-t-il admettre honteusement.
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mar 2 Déc - 19:00



« Ha… Je…je peux a…aller chercher au…autre chose aussi… si tu n…n’aimes pas ceux-là n…non plus… »

Mon Dieu. Il y avait vraiment des jours où je ne méritais qu'une paire de baffes, je n'aurais jamais dû l'aider, quand comprendrait-il que je ne voulait pas de sucreries ? Enfin le problème n'était pas vraiment là, je ne tenais pas à me retrouver chez le dentiste après en avoir fait une overdose. Avoir quelqu'un qui me tripotait la bouche avec des instruments froids pendant une demie-heure, très peu pour moi.

J'avais perdu mon faux-sourire et mon expression était maintenant blasée. Je pouvais deviner en regardant son visage qu'il avait remarqué mes défauts. Certes, être manchot ne passait pas inaperçu en ville, heureusement qu'il n-y avait personne aux alentours, sinon je serais pas venu l'aider.Ce qui m'étonnait, c'est qu'il ne posait même pas de question sur l'absence de mon bras droit, et tant mieux, je n'avais pas envie d'en parler. Et puis ça lui aurait apporté quoi de plus, oui, il saurait comment j'en suis arrivé là, mais ça ne lui servirait à rien.
Suite à cela, il a remarqué mon œil ambré, caché par mon fidèle cache-œil, sans-doutes pensait-il que j'étais blessé et qu'en m'envoyant son ''arme dévastatrice'', il n'a fait qu'empirer la chose. Ce qu'il disait ne faisait que confirmer ce que je pensais :

« N… Non… Je n’ai pas… touché t…ton œil au moins… ? Tu…tu es sûr que tu ne veux rien ? J…je n’en manque pas, tu ne me prives de rien. »

N'en avait-il pas marre de me proposer des friandises ? D'un geste vif de la main, je retirais le cache-œil, lui dévoilant ainsi mon vrai visage. Je m'arrêtais soudainement, me demandant ce que j'étais en train de faire. Pourquoi je me cachais aux yeux des autres et pas à lui ? Je secouais la tête, devenu écarlate. J'avais pas intérêt à flancher, mais si ça venait à arriver, je m'arracherais les cheveux.
Je replaçais à nouveau mon cache-œil sur mon visage, même si ça ne servait pas à grand chose ; j'étais quasiment sûr qu'il avait eu le temps de voir mon œil. Je reprenais mon air sérieux, les sourcils légèrement froncés, prenant un ton plus grave qu'avant, presque menaçant sans pour autant l'être réellement :

« J'ai l'air blessé selon toi ? Si je le cache, c'est parce que j'aime pas la couleur, point. Et... tu pourrais juste arrêter de me proposer des friandises ? Ça en devient barbant à force. »

Je le regardais se lever et j'étais surprit par sa taille... il devait faire au moins une vingtaine de centimètres de plus que moi. Si je regardais droit devant moi, je voyais le col de sa tenue. Sans pour autant cacher mon envie, j'avalais bruyamment ma salive, mes joues devenaient rouges et me brûlaient. Rapidement, je détournais le regard, légèrement intimidé par la carrure imposante du type en face de moi. J'espérais juste qu'il ne m'avait pas vu en train de le... mater.
Je regardais le visage de l'inconnu -qui ne tardait d'ailleurs pas à se présenter-, prenant le temps de l'examiner. Il était blond, ses cheveux étaient en bataille et ses yeux étaient violets. Des yeux violets ? Ce n'était pas courant, mais soit. Il n'avait pas l'air plus âgé que moi... personnellement, je lui donnerais dans les dix-huit ou vingt ans. Mon ''inspection'' était interrompue par la voix de mon interlocuteur :

« Merci. Moi c’est Julian, ne…ne pense pas que je ne me nourris que de fraises tagada et que je me ravitaille à des heures pas croyables de la nuit, je tiens la confiserie à deux rues d’ici. Enfin… d’accord… c’est peut-être un peu la base de mon alimentation… en fait… »

Je soupirais. Je n'avais même pas remarqué le chat blanc qui... ramassait les bonbons pour les remettre dans la caisse. Je dévisageais Julian. C'était tellement grillé qu'il aimait les bonbons par-dessus tout, enfin le jour où il ira chez le dentiste, ça sera pas mon problème. Je marquais un long silence, puis repoussais un soupire, il s'était présenté, après-tout, autant lui rendre la pareille.

« Eh bien... enchanté je suppose... Moi c'est Gia... ''Rouage'' en japonais... Trois lettres. C'est facile à retenir hein ? Et... évidemment, j'aurais dû m'en douter que tu étais un confiseur... vu tout ce que t'as comme bonbons sur toi. Moi je suis... un... tireur... je dirais pas professionnel... mais assez doué. »

Ma voix s'était adoucie comparé à tout-à-l'heure. Je ne savais pas si j'avais eu raison de lui dire que j'étais un tireur. S'il l'avait mal prit, je pouvais dire adieu à mon revolver. Je resserrais légèrement mon écharpe, il faisait froid et je tremblais, mes yeux commençaient à pleurer à cause du vent glacial qui me fouettait je n'avais pas envie de m'attarder dans les rues, ni-même dans la forêt, autant rentrer chez moi. Mais je ne pouvais pas laisser Julian derrière moi, on n'avait même pas fini la discussion. Hésitant, je relevais la tête vers lui :

« Hum... il fait froid, tu trouves pas ? Et si on continuait de discuter chez moi en buvant de thé ? C'est à quelques rues d'ici, c'est pas très grand et l’ascenseur de l'immeuble est toujours en panne, mais c'est mieux que rien... Si tu ne veux pas, je ne t-y oblige pas hein ! »

Je me sentais affreusement idiot à lui parler comme ça. J'étais quasiment sûr que lui-aussi le pensais. Non, je n'en était pas sûr, j'en était certain !

:HRP:
 


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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mer 3 Déc - 6:15

Son regard changea, il lui paraissait froid. Julian ne comprit pas ce changement soudain et sentit ses muscles se tendre bien qu’il appréciait l’honnêteté de cet étranger. Après tout, il ne tenait pas à être pris en pitié lui non plus. Il avait beau ne tenir qu’en un seul morceau, il se surprit à penser qu’au fond si son cœur prenait forme humaine un jour, il lui manquerait probablement des membres à lui aussi. Lorsqu’il eût abordé le sujet de son œil, il remarqua qu’il s’était montré maladroit. Le confiseur s’apprêtait à s’excuser quand Gia le prit de vitesse en retirant son cache-œil. Il resta bouche bée devant cet iris ambré, à la fois surpris qu’il n’ait absolument rien et attristé qu’il veuille le cacher à ce point. L’orange et le jaune étaient ses couleurs préférées : Il avait toujours été attiré par ces teintes qui le rendaient joyeux, et il en allait de même pour cet œil. Il l’admira le temps qu’il le laissa visible, regrettant presque qu’il décide de le camoufler à nouveau. Il ne le montrait pas, mais il lui enviait la particularité d’avoir des yeux de couleur différente.

♦ N…Non je ne…suis pas expert mais il a l’air de…fonctionner très bien... Désolé.  Mais…sans vouloir être indiscret… pourquoi tu ne mets pas simplement une lentille ? C’est…une sorte de mode ?

Il ignorait que ce spectacle était rare mais il l’avait considéré comme tel. Julian l’avait interprété comme une marque de confiance de sa part, raison pour laquelle il rougissait légèrement. Il était ému et se mordit à nouveau la lèvre pour se reprendre, pas question de se montrer trop démonstratif. L’être l’aurait juste fait fuir et il aurait passé la nuit à se goinfrer de marshmallows, couché sur son matelas avec tous les employés de sa boutique.

♦ P…Pardon, si tu n’en as pas envie, je ne vais pas te forcer. Tu es la première personne que je rencontre à ne pas aimer les sucreries en tout cas.

Comment pouvait-on ne pas aimer ce genre de chose ? Evidemment qu’il ne rencontrait que des amoureux du sucre puisqu’il ne rencontrait pas grand monde en dehors de la confiserie. Les hérétiques n’effectuaient pas le moindre pèlerinage dans sa boutique, les masochistes de ce genre ne couraient pas les rues, la preuve ! Le blondinet passa la main dans ses cheveux, se battant tout seul en finissant par voir qu’il restait toujours des billes coincées dedans. Il affichait un sourire d’enfant en les regardant tomber. Il s’amusait à penser que ces boules blanches ressemblaient à de la neige, mais dès que Gia s’adressa de nouveau à lui, il cessa d’un seul coup, totalement décoiffé et ayant visiblement empiré la situation. Joignant les mains, il lui répondit du tac au tac.

♦ Oui c’est facile à retenir ! Même moi je…

Il s’arrêta net. « Même moi je peux m’en souvenir. » Julian, si même toi tu te prends pour un abruti, pas étonnant qu’on te fasse des remarques pareilles. N’ayant pas envie d’avoir l’air réellement vexé –même s’il était blessé dans le peu d’orgueil qu’il possédait, il gonfla ses joues comme un enfant avant de prendre la parole. Il éclipsa bien vite le sujet du prénom de son interlocuteur pour laisser sa curiosité l’emporter. Il paraissait réellement avoir un tas de questions à lui poser sur son métier et ne pas savoir par où débuter. Il fit tout de même des efforts pour ne lui demander que deux choses finalement.

♦ Attends tu… tu ne dis pas ça parce que tu penses que je pourrais l’oublier ? … Hein ? Et ça gagne bien sa vie un tireur ? Tu tires sur quoi ? J’essaie à chaque fois que je vais au parc d’attraction mais je n’arrive à rien moi, je ne sais pas comment tu fais… Mais c’est impressionnant !

Le blondinet fixa ce garçon qu’il venait à peine de rencontrer. Il dégageait quelque chose, une sorte d’aura bien qu’elle n’ait rien de surnaturel. Il le trouvait impressionnant, incroyablement charismatique sans exactement saisir le pourquoi… Il espérait juste qu’il ne s’amusait pas à tirer sur des chats. Un énième coup de foudre peut-être ? Se contentait-il de confondre la joie que quelqu’un ne le repousse pas avec ce sentiment… ? Il ne se posa pas la question fort longtemps, tiré de sa rêverie par le faux-borgne. Julian rougit légèrement en entendant sa proposition. Lui ? Dans l’appartement de quelqu’un ? Dans SON appartement ? Il ramassa le dernier paquet de fraises tagada au sol, le regardant, choqué. Balancer un paquet au visage de quelqu’un…était-ce la solution à sa solitude ? Jetant les bonbons dans le carton cette fois, il fut particulièrement attendri par le charmant manchot. Il souffrait visiblement énormément du froid… Juju effectua un pas un avant, se plaçant entre le vent et le garçon pour tenter de le protéger.

♦ Il fait froid ? Vraiment ? Oula… Tu as l’air gelé ! Je… Je viens, bien sûr, tu veux mon t-shirt ou ça ira pour le trajet ?

La perception de la chaleur variait fortement chez Julian. Il faisait partie de cette catégorie de la population qui pouvait grelotter alors que le thermomètre affichait 30°C sans pour autant être malade. Malgré sa tenue plutôt légère pour la saison ce soir-là, il avait l’impression d’avoir chaud. Marcher jusqu’à quelques rues plus loin en étant torse nu ne l’effrayait donc pas. Tout ce qui l’importait était ce garçon à l’œil envoûtant. Il le distrayait de cette mélancolie qui le rongeait, lui proposant sa compagnie de lui-même, et surtout lui faisait miroiter le bonheur d’une vie normale, avec des relations sociales bien humaines. Il attrapa la caisse, résolu à ne pas la laisser là malgré le risque réel de rechute qu’elle représentait.  Regardant Gia attentivement, prêt à démarrer en même temps que lui pour continuer à lui servir de barrière contre le vent.

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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mer 3 Déc - 14:38



« N…Non je ne…suis pas expert mais il a l’air de…fonctionner très bien... Désolé. Mais…sans vouloir être indiscret… pourquoi tu ne mets pas simplement une lentille ? C’est…une sorte de mode ? »

Imbécile. La réponse n'était-elle pas évidente ? Certes, un cache-œil n'était pas la chose la plus discrète au monde, mais une lentille... il paraît que ça faisait mal et que ça coûtait cher. J'avais pu remarquer une lueur d'étonnement dans les yeux de mon interlocuteur ; était-ce si rare de voir quelqu'un être complexé à ce point à cause de la couleur de ses yeux ? Je me posais la question deux ou trois fois avant de finalement l'oublier, la réponse m'apporterait peu et de toutes manières, je préférais cacher cette couleur horrible avec ce que je voulais, je n'allais pas me mettre une lentille sur l’œil pour lui faire plaisir non-plus.

Je soupirais, agacé. Il valait mieux ne pas répondre à la question de Julian, je n'avais aucunement envie d'y passer le reste de la journée. N'étais-je pas libre de faire ce que je voulais ? Si je préférais mettre un cache-œil à la place d'une lentille de couleur, c'était mon problème, pas le sien. Il aurait pu me demander le sens de la vie, je serais resté tout autant silencieux.

Une autre chose qui l'étonnait, du moins, je suppose, était le fait que je n'apprécie pas les bonbons. Et quoi, alors ? Pour ça aussi je méritais une médaille ? J'étais vraiment le seul sur terre à ne pas apprécier ? Non, j'étais convaincu que je n'étais pas le seul, mais ça m'énervait, pourquoi ce qui est rare est si surprenant ? Remarque... si j'avais été comme lui, quelqu'un qui aimait les sucreries, ça m'aurait tout autant étonné de rencontrer quelqu'un qui ne les aime pas.

Maintenant c'était sur moi que je sujet tournait, j'aurais dû me taire quand j'avais prononcé ''c'est facile à retenir, hein ?'' après lui avoir dit mon nom. J'étais tellement en confiance à ses côtés que je ne faisais même plus attention à ce que je disais. J'étais sûr que si ça avait été une autre personne, je n'aurait pas été aussi stupide.

« Oui c’est facile à retenir ! Même moi je… »

Il avait marqué une minuscule pause avant de reprendre. J'étais prêt à lui poser la fameuse question du ''tu... ?'', mais je m'étais ravisé, ne voulant pas le brusquer.

« Attends tu… tu ne dis pas ça parce que tu penses que je pourrais l’oublier ? … Hein ? Et ça gagne bien sa vie un tireur ? Tu tires sur quoi ? J’essaie à chaque fois que je vais au parc d’attraction mais je n’arrive à rien moi, je ne sais pas comment tu fais… Mais c’est impressionnant ! »

Je me demandais s'il posait autant de questions qu'il ne vend de bonbons, si c'était le cas, j'allais devoir me détendre, et vite, même si ça n'allait pas être facile avec le froid des soirées hivernales. Il changeait également très vite de conversation, je n'avais même pas le temps de répondre à la question sur mon nom qu'il en posait déjà une autre... sur mon occupation. Non môsieur, je suis loin d'avoir un travail, et vu que je ne sors que tard le soir, je risque pas d'en trouver de si tôt. Il fallait pourtant bien que j'en trouve un un jour ou l'autre, je ne pouvais pas toujours compter sur le hasard pour me nourrir.

« Non, je ne dis pas ça pour ça, t'es pas aussi stupide que t'en as l'air... Et pour répondre à ta question, je travaille pas, je m'exerce en forêt sur des détritus que je ramasse en chemin... Mais je suis sûr qu'avec de l'entraînement, tu pourrais atteindre mon niveau. Comme je le dit toujours, une arme sans courage est une arme inutile. Si tu rates ta cible, prend juste une grande bouffée d'air et recommence. »

Je poussais un soupire qui ressemblait plus à un râle. Il était bien gentil et mignon, mais qu'est-ce qu'il était énervant avec ses questions ! J'étais prêt à lui dire que n'importe quel idiot comme lui raterait sa cible à coup sûr, mais je me taisais pour ne pas faire mauvaise impression. Il ne me semblait pas méchant, autant ne pas gâcher l'ambiance.
Je glissais ma main dans la poche gauche de mon jean pour la maintenir au chaud. La sensation d'avoir la main froid m'était très désagréable, j'avais l'impression que le sang qui circulait dans ma main s'était congelé. Même mon gant ne me suffisait pas à la réchauffer. En même temps... un gant entièrement fait de laine angora, le vent froid pouvait facilement passer à travers.

J'avais soudainement plus chaud. Le vent s'était-il apaisé ? Loin de là ; Julian s'était mit à mes côtés, de façon à me protéger du vent. Je le regardais, à la fois attendri et surprit. Mes joues reprenaient une couleur rosée et je commençais à sentir une douce chaleur s'emparer de moi. Pourquoi je me sentais bizarre à la vue de cet homme si affectueux avec moi ?

« Il fait froid ? Vraiment ? Oula… Tu as l’air gelé ! Je… Je viens, bien sûr, tu veux mon t-shirt ou ça ira pour le trajet ? »

Idiot. Bien-sûr que j'avais froid. Qui n'a pas froid quand il fait trois degrés à l'extérieur ? Et surtout... qui se balade en T-shirt en pleine soirée d'hiver ?! Je le prenais pour un masochiste, mais je me contentais de faire non de la tête, je n'allais pas mourir à cause d'une simple bourrasque, pas la peine qu'il se tue pour me couvrir. Julian ramassait sa caisse et se replaçait à mes côtés. Je lâchais un léger sourire, amusé qu'il se comporte de cette manière avec moi, puis je me mettais en route.
En chemin, je lui posais quelques questions afin d'en savoir un peu plus sur lui, c'est qu'il m'intriguait beaucoup, ce garçon... J'avais l'impression que toute ma vie dépendait de cette instant précis, si c'était le cas, il ne fallait absolument pas que je le foire.

« Et toi ? Tu gagnes beaucoup en vendant des... des sucreries ? T'as quel âge d'ailleurs ? T'es grand... comparé à moi. »

Mon regard s'était à nouveau posé sur le col du T-shirt que portait Julian. Je me giflais intérieurement, détournant le regard. Je me forçais à regarder droit devant moi, il ne fallait pas qu'il découvre que j'étais homosexuel, je n'osais même pas imaginer sa réaction s'il s'agissait d'un de ces homophobes voulant ''conserver la race humaine''...

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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Jeu 4 Déc - 17:07

Julian était officiellement promu ! Il passait du statut de gars bizarre parlant aux chats à celui de jeune homme qui avait l’air stupide. Cependant, le blondinet ne perdit pas le sourire, au contraire. S’accrochant plutôt à la négation que Gia avait ajoutée, il prit cela comme un compliment et fanfaronna intérieurement... chose qui ne servit pas tant que cela puisqu’il nageait dans le bonheur à un point tel que son visage ressemblait à celui d’un gosse de trois ans déballant ses cadeaux de Noël. Pour lui, il avait gagné un niveau et se rapprochait tout de même de ce à quoi il aspirait, ce n’était pas rien ! Mais malgré tout, il cherchait la raison pour laquelle le manchot restait avec lui alors même qu’il ne paraissait pas spécialement trouver sa compagnie agréable.

Ses paroles résonnèrent dans le cœur sucré du confiseur. Petit, sa mère lui répétait des choses similaires lors de ses premiers pas dans le monde de l’escrime et il se souvint de la peur qu’il ressentait à proximité des armes en ce temps-là. Au fond, l’Etoile s’était effectivement contentée de constater ses maigres performances en tir sans tenter de les améliorer. Il regretta rapidement de ne pouvoir remercier son interlocuteur sans lui donner l’impression d’être un allumé. Il serra la caisse un peu plus fort, à défaut de pouvoir enlacer Gia amicalement, et tenta de lui transmettre sa positivité malgré tout en l’encourageant.


♦ Alors je ne me fais aucun souci pour toi, Gia. Je suis sûr que tu trouveras avec une telle façon de penser. Tu… Tu as raison, j’ai abandonné trop vite au lieu de persévérer. J’essaierais de suivre tes conseils la prochaine fois et je ferais pleurer le forain en dévalisant toutes les peluches.

Le confiseur rit d’un air léger et innocent. Même s’il n’arrachait pas le moindre sourire à son interlocuteur, il n’allait pas se priver en sa présence : S’il avait envie de se marrer tout seul pour rien, il le ferait, point à la ligne. Il ferma les yeux quelques secondes, prenant une grande bouffée d’air. Ce qu’il ressentait comme des encouragements de la part de son nouvel ami l’avait apaisé. Habituellement, il aurait très certainement versé une larme, mais il n’en éprouvait pas le besoin en marchant à côté de lui. Il plongea ses iris violacés dans le regard du faux-borgne sans la moindre hésitation, comme si ce cache-œil ne lui gênait pas la vue et qu’il voyait bien au-delà. Un sourire plus léger s’était dessiné sur son visage dès l’instant où Gia avait abordé le sujet de son commerce et le ton de sa voix s’était adouci. Quand il se comportait plus en adulte, il avait presque l’air normal.

♦ Oui. La confiserie se porte vraiment bien, surtout depuis l’an dernier. Mais je suis persuadé que c’est parce qu’on veille sur moi… Ce n’est pas toujours évident à gérer, surtout le matin avant le début des cours et la fin d’après-midi avec la sortie des écoles... Puis j’ai eu l’idée de proposer des gaufres chaudes et d’autres choses comme ça en hiver, alors pour le moment vu que je ne l’ai jamais fait, j’angoisse vraiment à l’idée de tomber à court quand c’est plein.

Le blondinet lutta pour ne rien ajouter de plus. Il aurait pu parler durant des jours de cet endroit qu’il connaissait presque depuis qu’il était tombé sur terre, et généralement, ce sujet de discussion agaçait les autres. Alors le manchot qui avait l’air de détester le sucre ne risquait pas de faire exception à la règle. En tout cas, il croyait dur comme fer que de là-haut, ses proches le protégeaient et continuaient d’empêcher qu’il lui arrive malheur. Pourquoi n’y aurait-il pas cru après tout ? Il venait de là lui aussi. Et puis il n’oubliait évidemment pas les chats qui l’aidaient au quotidien et qui servaient les clients qui le souhaitaient. Au final, c’était peut-être le fonctionnement atypique de l’endroit et son côté chaleureux et décalé qui attirait du monde chez lui… Il voulut aborder le sujet mais renonça bien vite : Il valait mieux qu’il passe ce détail sous silence, de toute façon Gia s’en rendrait rapidement compte s’il décidait de venir le voir au travail.  Il écarta cette idée, se disant qu’il se réjouissait trop rapidement alors qu’il l’avait rencontré depuis moins d’une heure. Soudain, elle ne semblait plus si stupide que ça, cette possibilité. Le garçon lui semblait moins effrayant, comme s’il s’était soudainement adouci.

♦ 23 ans en février, on a plus ou moins le même âge, non ? Je… Je fais plus âgé ? Ah ? Et je ne suis pas si grand pourtant… si ? J’ai toujours vécu ici, mais je suis né en Angleterre, c’est peut-être pour ça.

Les Hannagan n’étaient pas connus pour leur petite taille, bien qu’ils ne furent pas spécialement connus tout court. Dans la famille, il se situait dans la moyenne –malgré l’absence de liens génétiques bien entendu- mais ne les voyant que très rarement, il se souvenait uniquement que tous ses cousins le dépassaient, même certaines filles d’ailleurs. Maintenant qu’il y pensait… il mettait toujours cela sur le dos de la confiserie, mais finalement, peut-être que les Japonais étaient simplement plus petits en général ? En effet, Gia n’était effectivement pas particulièrement grand. Il le regarda alors, tentant de jauger à vue de nez leur différence de taille mais quelque chose attira son attention. Il fronça les sourcils, apparemment le seul œil découvert de Gia ne l’empêchait pas d’avoir le regard baladeur. Le confiseur ne paraissait pas apprécier son comportement du tout.

♦ Je vois bien que tu regardes mon t-shirt depuis toute à l’heure ! Dit-il d’un ton accusateur, laissant un silence gênant s’installer l’espace d’une vingtaine de secondes avant de reprendre, vexé au point de s’entêter. Tu le veux et tu ne m’as rien dit ! Attends, je te le passe. Tu pourrais le dire tout de suite quand même !

Julian posa sans tarder la caisse au sol, ou plus exactement la lâcha d’un mètre de hauteur, s’étant mis en tête que ses regards répétés en direction de son col et son air gêné traduisaient le fait qu’il n’osait pas accepter la proposition de peur de le déranger ou de le laisser prendre froid. Il attrapa alors son haut, commençant à le retirer en pleine rue. Lui, il se fichait bien que quelqu’un passe et le surprenne ainsi, le regard des autres lui importait peu : Il n’avait jamais modifié son mode de fonctionnement, et il n’allait certainement pas commencer la nuit où il s’était fait un ami !  Malgré les différentes couches que portaient Gia, il agissait de la sorte car il était persuadé de pouvoir le lui enfiler par-dessus le reste puisque ce t-shirt-là était plutôt large pour lui. Il aimait trop l’imprimé, mais sa taille était en rupture de stock donc il l’avait acheté bien trop grand… puis on faisait difficilement plus élancé que lui en même temps, il flottait souvent dans les vêtements qui lui plaisaient. Le faux-borgne n’avait certainement pas eu le temps de s’en rendre compte.
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Ven 5 Déc - 2:25



« Alors je ne me fais aucun souci pour toi, Gia. Je suis sûr que tu trouveras avec une telle façon de penser. Tu… Tu as raison, j’ai abandonné trop vite au lieu de persévérer. J’essaierais de suivre tes conseils la prochaine fois et je ferais pleurer le forain en dévalisant toutes les peluches. »

J'ouvrais la bouche pour parler, mais aucun son n'en sortait, c'est qu'il me prenait au sérieux, l'idiot. A moins qu'il plaisantais lui aussi. En tous cas, il en avait l'air, vu qu'il riait... ou bien riait-il parce qu'il s'était rendu compte qu'il était idiot ? Ça je ne pouvais pas le savoir, mais je m'en fichais de toutes manières, il faisait ce qu'il voulait de sa vie, après-tout.
Je détournais le regard, l'entendre rire me rendait nostalgique. Mes yeux commençaient à se remplir de larmes, non-seulement à cause du froid, mais aussi à cause de Julian. Mon cœur s'emballait, j'avais l'impression qu'il allait exploser. Je me sentais bizarre, comment une telle sensation pouvait m'envahir à ce point à la vue d'une parfait imbécile ?

Je me giflais intérieurement et me forçais à penser à autre chose. L'image d'une fraise me parcourait la tête, allez savoir pourquoi. J'étais quasiment sûr que c'était à cause de sa cargaison de fraises tagada. Il était décidément très énervant, ce garçon... J'étais prêt à lui demander si c'était vraiment nécessaire d'emporter tout ça à l'appartement, mais il était plus rapide que moi et j'en oubliait bien vite ma question.

« Oui. La confiserie se porte vraiment bien, surtout depuis l’an dernier. Mais je suis persuadé que c’est parce qu’on veille sur moi… Ce n’est pas toujours évident à gérer, surtout le matin avant le début des cours et la fin d’après-midi avec la sortie des écoles... Puis j’ai eu l’idée de proposer des gaufres chaudes et d’autres choses comme ça en hiver, alors pour le moment vu que je ne l’ai jamais fait, j’angoisse vraiment à l’idée de tomber à court quand c’est plein. »

Le pauvre, il devait travailler dur les jours d'école, tenir une boutique ne devait pas être chose facile au quotidien. J'aurais bien voulu lui proposer mon aide mais... Non Gia, il te faut un travail que tu puisses gérer en étant autonome, pas un travail où quelqu'un doit t'aider en permanence à cause de ton handicap.
Je secouais la tête pour me sortir de mes pensées bizarres. Travaillait-il vraiment tout seul ? Ça me surprenait un peu. Je décidais donc de lui demander de façon détournée s'il tenait la confiserie de lui-même.

« Je comprends, c'est vrai que ça doit pas être facile quand on est tout seul... si ? »

Je voulais savoir avec qui il travaillait, je devais le savoir, j'étais jaloux, jaloux de tous ceux qui pouvaient l'approcher et le toucher sans gêne alors que dans ma tête, mon cerveau menait une lutte acharnée contre mon envie de l'enlacer.

• • •

J'avais été surprit d'apprendre que l'homme était plus âgé que moi. J'aurais pourtant parié qu'il avait dans les dix-huit ou vingt ans. Remarque, je paraissais plus vieux que j'en avais l'air. Quand je me regardais dans le miroir de ma salle de bain, je me donnerais dans les vingt-cinq ans alors que je n'en faisais que vingt-et-un... vingt-deux le vingt-cinq décembre.
Il était vraiment grand, comparé à lui, je me sentais petit, différent... un intrus en quelques sortes. Je n'osais pas approfondir le sujet, j'avais peur de sa réaction si je lui demandais quel temps il faisait là-haut. En réalité, j'étais juste intimidé, j'avais ce fameux cliché en tête, celui dont les grandes personnes pouvaient facilement manipuler les plus petites.

« Tu es grand. Comparé à moi... qui ne fait qu'un mètre soixante-cinq. Et tu as vraiment vingt-deux ans ? J'ai un an de moins que toi alors... Mais j'aurais bientôt vingt-deux dans pas longtemps. Bizarrement, je t'en aurais donné dans la tranche des dix-huit, vingt ans. T'as l'air plus jeune que moi, je sais pas pourquoi, c'est bizarre hein ? »

Pendant qu'on marchait, je remarquait une joli montre en or dans la vitrine d'une bijouterie. Je m'arrêtais quelques secondes avant de remarquer que ce n'était qu'une piètre imitation avec de la peinture dorée. Alors je me contentais de l'ignorer.

En voyant que je fixais son col, Julian était visiblement énervé. J'avais eu un coup de flippe pendant une demie seconde avant de comprendre qu'il croyait que je voulais son T-shirt. Non, il n'allait pas le retirer en pleine rue ? Si ?

« Je vois bien que tu regardes mon t-shirt depuis toute à l’heure ! Tu le veux et tu ne m’as rien dit ! Attends, je te le passe. Tu pourrais le dire tout de suite quand même ! »

Je m'empressais de maintenir son T-shirt sur lui à l'aide ma main. Il était déjà bien assez stupide comme ça, pas la peine de se faire ridiculiser encore plus ! J'avais pu entre-apercevoir une partie du torse du garçon. Rapidement, ma teinte pâle virait au rose saumon. J'avais chaud, mon cœur s'emballait plus qu'avant, j'espérais juste qu'il ne remarquerait rien de tout cela. S'il se déshabillait, non-seulement il attraperait froid, mais en plus, je risquais fortement de me jeter sur lui et lui faire des choses pas très propres... en pleine rue.
Non, c'était trop risqué, mais comment lui dire que je ne voulais pas son T-shirt ? J'en avais déjà un sous ma veste, n'était-ce pas assez ? Et puis... celui-ci était tellement grand que ça me ferait un effet ''chemise de nuit''... et les manches seraient beaucoup trop longues, on n'en verrait même pas ma main.

Je prenais un ton un peu plus aigu qu'avant, je parlais rapidement et certains de mes mots étaient saccadés :

« Pas la peine de faire toutes ces choses inutiles ! Garde-le ! C'est pas ça que je regardais, je t'assure ! »
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Sam 6 Déc - 15:31

Le garçon lui paraissait bizarre. Rien de bien grave hormis cette légère sensation de malaise : Est-ce qu’il était réellement sincère avec lui ? À force de l’observer, il notait de légers changements d’expression sur son visage mais il ignorait ce à quoi ils correspondaient ou même s’ils le concernaient réellement. Il passait de l’agacement à un air plus doux et attendri, de la gêne à la nostalgie, de la frustration à une forme de joie. Julian aurait vraiment souhaité parvenir à le cerner mais il se rassura en songeant qu’en apprenant à le connaître, il saisirait ce genre de nuances à l’avenir. Peut-être pensait-il à son passé ou à la façon dont s’était passée la journée ? Il considéra que le faux-borgne ne réagissait pas ainsi à cause de sa simple présence, sous-estimant l’effet qu’il pouvait provoquer chez la gent masculine.

♦ Non, ce n’est pas évident. Mais j’ai des employées plutôt mignonnes qui se chargent des ventes en général, puis tout le monde est vraiment de bonne humeur à l’approche de la période de fêtes. Ha oui… pardon de ne pas t'avoir demandé si je pouvais la prendre... mais vu qu’il ne m’en reste plus du tout pour le début de semaine et qu’on va dans la direction opposée à la confiserie, je ne pouvais pas laisser la caisse sans surveillance en pleine rue.

S’il avait été conscient de ce que Gia ressentait à son sujet, il n’aurait pas probablement esquivé ce détail : Ses employées avaient la particularité de ronronner et miauler. Julian ne jouait pas au macho, les mâles préféraient se charger des livraisons et supportaient plus difficilement le comportement un peu intrusif de certains gamins, donc les clients étaient servis par d’adorables demoiselles. Un sourire rayonnant au visage, il apprécia particulièrement les commentaires du tireur sur son apparence et son âge, et ça se voyait qu’il jubilait. Il était comme sa mère lorsque l’on pensait toujours qu’elle était plus jeune et elle en jouait. « Si je fais plus jeune aujourd’hui, ça signifie que je ferais plus jeune demain aussi. C’est une chance de se dire qu’à soixante ans, on m’en donnera cinquante. »

♦ Il n’y a rien de bizarre là-dedans ! Donc tu me donnerais quatre ou cinq ans de moins ? Wow, ça c’est du compliment ! Merci ! Mais oui, j’ai vraiment cet âge-là, peut-être que les conservateurs dans les bonbons me conservent aussi ?

Il rit alors à nouveau. Il plaisantait bien évidemment, il n’était pas bête au point de croire ce genre de bêtises. Le blondinet espérait simplement décrocher une réaction positive de la part de cette nouvelle connaissance, réaction qui tardait à arriver. Même s’il semblait s’adoucir de plus en en plus au fil des minutes, rien n’était gagné et tout pouvait basculer d’un moment à l’autre. Il craignait au fond de lui que Gia ne le trouve ennuyeux et se contente de lui dire au revoir en l’abandonnant sur le pas de la porte de son domicile. Il aurait l’air particulièrement bête à rester là plusieurs minutes avec sa caisse à pleurnicher.

Alors qu’il allait enlever un de ses bras du t-shirt, Julian sentit que l’on le tirait vers le bas. Il haussa un sourcil, plutôt étonné de l’énergie qu’il déployait à maintenir son haut en place. Il lâcha directement l’affaire, pensant que s’il insistait il aurait très bien pu donner un coup malheureux et blesser le seul bras qu’il restait au faux-borgne. En présence de toute autre personne, il n’en aurait probablement fait qu’à sa tête et aurait gardé le t-shirt en main simplement par esprit de contradiction. Il fixa le manchot, l’écoutant sans trop comprendre où il voulait en venir. Le confiseur renonça et préféra ne pas continuer sur le sujet. Il n’avait pas envie de se disputer pour une broutille pareille, il préférait savourer l’instant.


♦ Ha ? J’étais pourtant persuadé que tu regardais ça… Désolé.

Après avoir récupéré la caisse dans ses bras, Julian reprit sa marche aux côtés de son nouvel ami – car dans son monde de poneys roses multicolores, il avait instantanément décidé qu’il se voyait bien le revoir à nouveau. Le silence faisait partie de ces moments parfaitement normaux dans toute discussion entre personnes, mais dans ce cas-ci, il se sentait plutôt tendu en le laissant durer. À la recherche d’un sujet de discussion, il regarda Gia de haut en bas. Le voyant grelotter, il se demandait si cela signifiait qu’il détestait l’hiver et la période des fêtes de fin d’année. Emporté par la curiosité, le blond décida d’oser aborder le sujet. De toute façon, il fallait bien redémarrer le dialogue suite à l’incident du t-shirt d’une façon ou d’une autre. Il avait l’air heureux, rien que de penser à la saison hivernale en elle-même.

♦ Tu ne te réjouis pas toi ? Moi je me demande s’il neigera, ce serait génial d’avoir un Noël blanc ! Ou même s’il neige tout court, j’aimerais bien refaire des trucs de gamin cette année, comme une bataille de boule de neige ou un bonhomme.

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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Sam 6 Déc - 23:47


« Non, ce n’est pas évident. Mais j’ai des employées plutôt mignonnes qui se chargent des ventes en général, puis tout le monde est vraiment de bonne humeur à l’approche de la période de fêtes. Ha oui… pardon de ne pas t'avoir demandé si je pouvais la prendre... mais vu qu’il ne m’en reste plus du tout pour le début de semaine et qu’on va dans la direction opposée à la confiserie, je ne pouvais pas laisser la caisse sans surveillance en pleine rue. »

Un sentiment de haine m'envahissait, des employées mignonnes ? Julian se faisait-il un harem en secret ? Je n’espérais pas, mais si ça venait à en être le cas, je n'hésiterais pas à me montrer insistant en matière de ''séduire le mâle''. L'idée qu'il travaillait avec des demoiselles me mettait les nerfs en pelote. Je serrais le poing, sans pour autant cacher ma jalousie. Pour sa caisse, ça ne me dérangeait pas, je pouvais comprendre cela à cause des gamins trop curieux qui pourraient voir ce qu'elle contient, dans l'espoir de trouver un chaton abandonné ou quelque chose du genre à l'intérieur, mais les bonbons valaient plus qu'une vie à sauver pour eux.

« On trouvera un endroit où la déposer une fois qu'on sera arrivés, t'en fais pas pour si peu. »

J'avais préféré ne pas faire de commentaires sur les employées, je n'avais pas envie de paraître trop possessif dès le début, non-seulement par crainte de lui faire peur, mais aussi parce qu'il risquerait de ne plus vouloir s'approcher de moi, et ça, je ne voulais pas que ça arrive, point barre.
Je jetais un bref regard vers le visage de Julian ; être aussi mignon que lui devrait être interdit. C'était un crime de le voir comme ça. Ça ne pouvait qu'être inhumain de sa part ; il m'avait comme poignardé en plein cœur à l'instant où je l'avais vu. Je ne pouvais pas détacher mon regard de son visage, je me sentais différent de d'habitude, comme sur un petit nuage.

« Il n’y a rien de bizarre là-dedans ! Donc tu me donnerais quatre ou cinq ans de moins ? Wow, ça c’est du compliment ! Merci ! Mais oui, j’ai vraiment cet âge-là, peut-être que les conservateurs dans les bonbons me conservent aussi ? »

Je ne comprenais pas vraiment ce qu'était un conservateur, mais pour ne pas paraître trop coincé, je lâchais un rire forcé. Je me demandais si ça s'entendait qu'il était forcé, je n'avais jamais comprit comment on pouvait les différencier des rires normaux.

• • •

Pendant que nous marchions, je lui attrapait le bras, me collant légèrement à lui. La chaleur de son corps me réchauffait et le fait de pouvoir me rapprocher de lui alimentait cette chaleur qui se faisait de plus en plus grande. Je fermais les yeux pour profiter au maximum de ce moment qui aurait une chance sur deux de ne jamais se reproduire dans l'avenir gardant tout de même l'oreille attentive pour écouter ce qu'il me racontait. Son physique m'attirait beaucoup, mais il avait aussi une voix à en tomber par-terre, vraiment.

Il s'était excusé pour l'histoire du T-shirt, mais comment pouvais-je lui en vouloir de toutes manières ? Je ne voulais pas qu'il attrape une saleté par ma faute, bien que j'aurais voulu le voir torse-nu... rien qu'une fois. Je me contentais de lui lancer un ''c'est pas grave'' prononcé d'une voix douce, un sourire dessiné sur le visage.

« Tu ne te réjouis pas toi ? Moi je me demande s’il neigera, ce serait génial d’avoir un Noël blanc ! Ou même s’il neige tout court, j’aimerais bien refaire des trucs de gamin cette année, comme une bataille de boule de neige ou un bonhomme. »

L'idée ne m'enthousiasmait guère :

« Peut-être... ça pourrait être sympa, mais... faudrait pas compter sur moi pour sortir alors. Tous les ans j'attrape un rhume en hiver, autant rester chez moi à broyer du noir. »
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Dim 7 Déc - 12:54

Regardant ses poings, il remarqua la nervosité de son compagnon de route. Julian douta, mais préféra ne pas penser qu’il en était la cause. Il avait certainement froid. Pas très convaincu par cette fausse excuse, il baissa les yeux. Le blond rougissait légèrement, plutôt embêté. À vrai dire, il se disait que Gia l’avait invité en se prenant de pitié pour lui qui pleurait au beau milieu de la rue, et non pas par envie. Il avait l’impression d’être un fardeau et de le déranger. Et ça se lisait sur son visage…

♦ Ha… Désolé… j’ai juste l’impression de… m’imposer en quelque sorte ? Je suppose…

Ce garçon… Il s’était accroché à son bras et s’était approché davantage de lui. Julian pouvait sentir sa chaleur si douce se transmettre à ses joues, incapable de détourner le regard. Gia, pour lui, ressemblait à un ange innocent alors qu’il se tenait ainsi à lui les yeux clos. Son cœur rata un battement et il tenta de focaliser son attention sur les vitrines devant lesquelles il passait. Il devenait fou à chercher une quelconque logique chez son nouvel ami : Il avait si rapidement abandonné son attitude blasée pour adopter une expression si mignonne ! Soudain, le blond se dit que le faux-borgne devait encore avoir froid, niant catégoriquement toute possibilité liée à un quelconque sentiment. Dans le cas contraire, il n’aurait très certainement pas osé agir de cette façon.

♦ Gia… Tu n’es vraiment pas quelqu’un d’honnête…

Le confiseur lâcha un soupir agacé. Il transféra le poids de la caisse sur sa main libre, parvenant à la maintenir brillamment en équilibre et passa son bras derrière la nuque du manchot, attrapant son épaule. Il l’attira alors contre lui en continuant à marcher, posant brièvement la main sur la joue du jeune homme pour vérifier sa température. Il reprit le carton dans les deux mains, le baissant pour qu’il soit plus bas et que Gia puisse voir devant lui. Julian eût l’impression de recevoir une décharge, des larmes perlant aux coins de ces yeux suite à ce contact bienveillant qui se prolongeait. Il ressentait quelque chose de fort envers ce gars qui lui était inconnu. Pourquoi avait-il l’impression d’être sur un petit nuage ? Et surtout pourquoi craignait-il à ce point qu’il ne souffre ne serait-ce même que d’un rhume ?

♦ Je le savais, tu es gelé ! Si seulement j’avais mis un pull…

Les larmes qui avaient perlés au coin de ses iris violacés coulèrent le long de ses joues. Le blondinet s’en rendit compte en sentant le vent souffler sur les traces humides, lui arrachant au passage un léger frisson. Pour le coup en étant si proche de Gia, il savait pertinemment qu’il ne pouvait pas le lui cacher. Il devait l’avoir déjà remarqué d’ailleurs. Gêné, il baissa la tête un instant avant de prendre l’initiative de couper court à toute question, reportant toute son attention sur Gia.

♦ Ha… Ce n’est rien, je pensais juste à…quelqu’un…

Il n’arrivait plus à se détacher de son œil sombre, comme hypnotisé par les reflets des lumières des boutiques et du faible éclairage de la rue qui dansaient à l’intérieur. Il avala difficilement sa salive, finissant par réussir à s’en extirper en l’entendant lui répondre : Il ne paraissait pas emballé par l’idée. Le cœur de Julian lui donna l’impression de rater un battement, à la fois attendri et attristé. Le blond se demandait si la seule raison qui bloquait Gia était réellement sa santé fragile –puisqu’il était tout de même sorti de nuit ce soir- ou s’il détestait l’ambiance festive qui rythmait cette période de l’année et la neige également. Il se sentait particulièrement déçu à l’idée de penser qu’il n’aurait pas l’occasion de partager ces moments en sa compagnie, mais rebondit très vite lorsqu’il entendit la façon dont sa phrase se terminait. S’il broyait du noir… ça signifiait qu’il en avait envie, n’est-ce pas ? Le confiseur s’agita soudainement, mimant qu’il lui ébouriffait les cheveux du coude sans le toucher.

♦ Alleeeeez, je préparerais du chocolat chaud et des gâteaux pour quand on rentrera. Tu viendras jouer avec moi ? S’il te plaîiiiiiit ! Même juste dix minutes ! Je… Je ne te laisserais pas tout seul à broyer du noir ! Ni prendre froid !

Des étoiles semblaient s’être allumées dans ses pupilles. À la simple idée de partager ces instants avec lui, une vague de bonheur le submergeait. Il ne parvenait pas à saisir la raison pour laquelle il mourrait déjà d’impatience mais il reconnaissait cette joie d’enfant qui s’était emparée de lui. Son visage devait ressembler à celui d’un gamin émerveillé rien qu’à imaginer ces instants à venir, si rayonnant et innocent. Il songea qu’il avait hâte et était ému car il avait redouté de passer les fêtes seul, donc il n’allait certainement pas se permettre de laisser Gia de côté. Il le fixait d’un regard insistant et suppliant, absolument craquant. Pouvait-on dire non à Julian lorsqu’il était si adorable ?

♦ Dis oui ! C’est bizarre mais j’aimerais vraiment passer du temps avec toi…

Il ne se doutait pas qu'ils souhaitaient tout deux la même chose... enfin à peu de choses près. Julian n'était pas attiré physiquement par Gia, il ne correspondait d'ailleurs pas à son type de garçons... en dehors de l'oeil clair qu'il cachait en tout cas...
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Dim 7 Déc - 17:25



« Gia… Tu n’es vraiment pas quelqu’un d’honnête… »

Pas honnête ? Peut-être mais tout ce qui comptait à présent, s'était la chaleur de son corps. Il n'avait pas tenté de me repousser et je m'en réjouissais, mais le contraire ne m'aurait pas étonné. J'étais là, tel un gamin accroché au bras de son père ; je me sentais ridicule, mais personne n'était là pour nous voir.
Mon interlocuteur passait son bras autour de mon cou, posant sa main sur une de mes épaule, m'attirant un peu plus à lui avant de me toucher la joue en l'espace d'un court instant. Même si ce contact n'avait pas duré longtemps, je ne pouvais retenir un frisson. Sa main chaude touchant mon épiderme glacé... Je voulais rester comme ça éternellement.

Hélas, toute bonne chose a une fin ; cette sensation de chaleur sur ma joue s'arrêtait brusquement. Cela avait pourtant suffit à me donner une teinte rosée. C'est que c'était un véritable radiateur sur pieds ma parole, rien que le fait de le sentir contre moi me faisait chaud au cœur.

« Je sais que je ne suis pas honnête, et... ? »

Ma main se resserra sur le bras de Julian, s'agrippant à sa manche. Je ne voulais pas le lâcher et le laisser partir s'il en avait envie, je n'en aurait pas le courage, et encore moins la force. Non, vraiment, tirer sur des vieux objets en forêt ne me faisait pas peur, mais perdre celui qui m'attirait, celui sur lequel j'avais flashé, ça me fichait vraiment la trouille.

« Je le savais, tu es gelé ! Si seulement j’avais mis un pull… »

Un pull n'aurait pas été de refus, mais j'allais juste me contenter de la veste et du T-shirt que je portais. En relevant la tête vers lui, je remarquais des larmes couler le long de ses joues. Je m'apprêtais à lui demander s'il pleurait à cause du froid ou juste parce que j'avais fait quelque chose de mal. J'étais surprit en apprenant que ce n'était ni l'un, ni l'autre.

« Ha… Ce n’est rien, je pensais juste à…quelqu’un… »

Ce ''quelqu'un'' m'intriguait, j'avais envie de savoir de qui il s'agissait, mais je me retenais de lui demander, ça ne m'avancerait sans-doutes pas à grand chose, de toutes manières... Ma curiosité me poussait à lui demander, mais je faisais des efforts pour ne pas poser de questions à ce sujet, au risque de paraître trop indiscret ou juste trop... possessif.
D'un geste doux, je lui passais ma main sur un joue, venant essuyer ses larmes à l'aide de mes doigts. Son visage aussi était froid, mais sans-doutes moins que le miens. J'avais envie de lui dire qu'il était mignon, mais venant de la part d'un homme, j'avais peur qu'il le prenne mal.

« Ne t'en fait pas, c'est rien. Et ne te soucie pas à ce point pour moi... une fois chez moi, ça ira mieux. Un coup de main pour la caisse ? »

J'avais un sourire radieux sur le visage. J'étais content d'être contre lui, accroché à son bras afin de pouvoir profiter de la chaleur que son corps dégageait. Je voulais le lâcher, mais je n-y arrivais pas, bah, au moins, j'étais sûr de ne pas le perdre en route.
Visiblement, le fait que je ne voulais pas ''fêter Noël'' avec lui -en quelques sortes- l'attristait. Je me demandais surtout ce qu'il y avait de si drôle à se balancer de l'eau gelée à la figure. Enfin, tant qu'il ne s'amusait pas à ça avec moi, ça me convenait.

« Alleeeeez, je préparerais du chocolat chaud et des gâteaux pour quand on rentrera. Tu viendras jouer avec moi ? S’il te plaîiiiiiit ! Même juste dix minutes ! Je… Je ne te laisserais pas tout seul à broyer du noir ! Ni prendre froid ! »

Il avait marqué une petite pause avant de reprendre, un poil plus insistant à mon goût :

« Dis oui ! C’est bizarre mais j’aimerais vraiment passer du temps avec toi… »

Je relevais un regard attendri vers lui. Voulait-il vraiment passer du temps avec moi ? Pour de vrai ? Je ne savais pas pourquoi je me mettais à rire intérieurement, la joie, sans-doutes.
Je sentais les battements de mon cœur s'intensifier dans ma poitrine, j'avais vraiment l'impression qu'il allait exploser. Je faisais glisser ma main le long de son bras, atteignant son poignet que j'agrippais. J'avais une envie irrésistible de le prendre par la main, mais si je le faisais, il lâcherait sa caisse qui lui tomberait sur les pieds, je me contentais donc du poignet.

« Bon, d'accord... avais-je dit dans un soupire. Mais tu sais, t'es pas obligé de préparer de chocolat chaud, j'ai peut-être un bras en moins, je sais cuisiner... avec peine, mais j-y arrive. »
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Lun 8 Déc - 17:47

Julian ne s’en doutait pas. Il n’aurait pas pu prévoir ce geste de sa part, il n’aurait pas pu s’empêcher de sentir ses joues s’enflammer, il n’aurait pas pu s’empêcher de revoir l’image de sa mère à cet instant-là. Le jeune homme essuyait ses larmes et en même temps il provoquait l’apparition de nouvelles. Il ouvrit la bouche pour lui demander d’arrêter mais se ravisa, le laissant faire car cette attention le touchait. Il finit par tourner le visage, évitant même de le regarder en coin car son cœur devenait aussi mou qu’une guimauve. Ce garçon… était vraiment adorable… maintenant qu’il avait vu son sourire radieux il avait l’impression de fondre, de vouloir l’attraper pour le câliner et le protéger de tout, même du ridicule petit caillou qui parfois devait atterrir dans le fond de sa chaussure.

♦ Et…i…il… il n’y a pas de honte à avoir froid et le dire. Regarde, tu grelottes et tu te tiens à moi à tel point  que j’ai l’impression que tu vas tomber et me faire un malaise… Il sursauta, oubliant sa gêne pour se focaliser sur Gia, son visage revenant dans sa direction d’un seul coup. Tu ne vas pas tomber hein ? Tu veux que je te porte sur mon dos ? Je t’assure que ça ne me dérange pas !

Malgré son désavantage physique évident, ce manchot avait de toute évidence la main baladeuse.  Le confiseur se demanda alors s’ils se comportaient tous de cette façon. Quelque part, considérer qu’ils finissaient par être plus tactiles justement parce qu’ils étaient privés d’une de leurs mains n’avait pas l’air si ridicule, surtout pour quelqu’un comme l’étoile qui passait son temps à enlacer n’importe qui à peu de chose près… Alors tout ceci ne le dérangeait pas, au contraire, puis tant que cela rendait Gia heureux ! Il grimaça lorsque le tireur attrapa son poignet : La caisse manqua de lui échapper des mains à cause de la douleur et le blondinet le regarda dans les yeux. Il fut surpris de l’expression attendrie qu’il affichait et se félicitait de cette initiative : Il en conclut que le garçon aimait les fêtes mais n’avait personne avec qui les partager. Cependant, il avait bel et bien mal en le voyant s’appuyer dessus et même s’il voulait faire preuve de toute la bonne volonté du monde, il ne souhaitait réellement pas finir par devoir immobiliser son bras. Il ne pouvait se permettre de laisser la confiserie et il serait devenu fou en devant limiter ses activités sportives.

♦ Gia… tu peux retirer ta main de là ? Il marqua une courte pause avant de comprendre que le faux-borgne pouvait mal interpréter ses propos.C’est avec celui-là que j’ai essayé de me rattraper en tombant toute à l’heure et j’ai mal quand tu t’y accroches comme ça. Tu as une sacrée poigne l’air de rien.

Julian ne se lassait pas de cette sensation douce qui le parcourait. Il avait été frappé par cette joie éprouvée lorsqu’il avait saisi cette main tendue, et celle-ci semblait se décupler maintenant que Gia se collait davantage à lui. Il aurait regretté qu’il s’éloigne. La suite ne lui plut pas davantage et le blond baissa la tête avec un sourire profondément attristé. Avait-il vraiment donné l’impression de dire cela en le prenant en pitié ? Il n’arrêtait en effet pas de penser à ce bras qui n’existait plus, donc il n’aurait pas été étonné d’avoir gaffé. En fait…il était pris d’un sentiment coupable à sa vue, comme s’il s’agissait d’un échec, comme s’il aurait pu y faire quelque chose. Il le fixait tristement, s’en voulant terriblement.

♦ Et je ne disais pas ça par rapport à ton bras. Tu n’es pas fâché sur moi… hein ? Désolé si tu… l’as pris comme ça… Je devrais faire plus attention à ce que je raconte… dit-il sur un ton sérieux et attristé, ne cachant pas qu’il se sentait mal à l’aise. Je suis juste un gamin qui aime le chocolat et qui oublie parfois en plein milieu qu’il faut aussi mettre le chocolat DANS la préparation. Je crois que je suis en pertes vu comment je me sers dans ma réserve d’ailleurs…

Même s’il n’agissait pas différemment, il n’était pas difficile de constater qu’il se forçait un peu en faisant le guignol à ce moment-là. Julian se projeta alors dans le futur, s’imaginant comment pouvait se passer cette journée. Il aurait vraiment aimé que Gia cuisine pour lui, là n’était pas le problème…il aurait même été curieux d’observer comment il s’y prenait avec intérêt. Non… en fait il ne savait même pas lui-même ce qui le prenait. Certaines paroles s’échappaient simplement de ses lèvres en même temps qu’il pensait, sans qu’il ait le temps de contrôler ce qu’il racontait.

♦ Puis si tu prends vite froid, hors de question que tu fasses autre chose que te réchauffer en rentrant en fait… Maintenant que j’y pense, tu me montreras ou se trouve le thé et je m’en occuperais. Tu te colles tellement à moi que je vois bien que ça ne va vraiment pas ! Il vaut mieux que tu prennes une douche bien chaude ou que tu t’enroules dans des couvertures au lieu d’offrir le thé à un allumé qui jette des paquets de fraise tagada en pleine rue.

Il ne voulait pas vraiment le materner ainsi. Il fuit son regard, expliquant ce qu’il pensait être la raison expliquant son comportement. Julian n’avait jamais cru en la probabilité de rencontrer l’humain auquel il était lié un jour.

♦ J’abuse déjà à profiter de ton hospitalité alors que c’est à moi de m’excuser ! Si j’avais eu un endroit où t’accueillir, j’aurais insisté pour que tu viennes…
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mar 9 Déc - 8:14



Mon interlocuteur avait détourné le visage, de façon à ne plus pouvoir me voir. Je ne comprenais pas immédiatement cette attitude et je me demandais si j'avais dit quelque chose de mal ou s'il croyait que j'avais une arrière-pensée meurtrière en m'agrippant à lui comme ça. Il était stupide, certes, mais ça lui donnait un certain style et au lieu de m'énerver parce qu'il ne remarquait rien de ce que je ressentais pour lui, ça m'amusait énormément. Cette attention qu'il me portait vis-à-vis de mon ''câlin'' le rendait absolument mignon à mes yeux.

« Et…i…il… il n’y a pas de honte à avoir froid et le dire. Regarde, tu grelottes et tu te tiens à moi à tel point que j’ai l’impression que tu vas tomber et me faire un malaise… Tu ne vas pas tomber hein ? Tu veux que je te porte sur mon dos ? Je t’assure que ça ne me dérange pas ! »

Son regard s'était à nouveau tourné vers moi, il avait l'air surprit, voir inquiété à mon sujet. ''Tomber' ? Que voulais-tu dire par-là, Julian ? Mon regard plongeait dans ses iris violets, comme si je tentais de chercher une réponse à travers, comme si je voulais deviner ses pensées. Je restais planté là, à le regarder, mes joues devenant écarlates, teintées d'un rose saumon. C'était si difficile que ça à avouer son amour pour quelqu'un ? J'avais vraiment envie de lui dire, mais je jugeais préférable qu'il valait mieux attendre que l'on soit rentrés pour ça.

« Ne t'inquiète pas pour moi, je sais marcher, disais-je avec une voix sucrée, et non, je ne vais pas faire de malaise... enfin j'espère pas.. »

Je venais à peine de dire ces mots que je le regrettais déjà. Je me sentais bête, soudainement... J'avais l'impression de lui faire la cour, comme à l'époque ; lui au balcon de sa chambre, et moi, au pied du mur, jouant d'un instrument de musique et lui faisant un discours de beau-parleur. Non sérieusement, il fallait que je retire cette vision de mon esprit avant qu'elle ne persiste et y reste tout le reste de la journée.
J'avais à peine touché son poignet que Julian grimaçais, avait-il mal à force de soulever la caisse de confiseries ou bien ne voulait-il juste pas que je lui prenne le poignet ? Rien de tout cela, il semblait ne pas vouloir me repousser et la caisse ne lui posait aucun problèmes... selon moi.

« Gia… tu peux retirer ta main de là ? C’est avec celui-là que j’ai essayé de me rattraper en tombant toute à l’heure et j’ai mal quand tu t’y accroches comme ça. Tu as une sacrée poigne l’air de rien. »

Je lui obéissais, même ne savais pas que je pouvais serrer si fort que ça.

« Désolé, Juu-san, je ferais attention la prochaine-fois... »

Sans plus attendre, je remontais ma main vers son avant-bras, lui remontant légèrement sa manche au passage. De cette façon, je pouvais voir son poignet, les os qui composaient ce dernier ainsi que les veines qui passaient dedans. Je ne savais pas pour quelle raison j'avais envie de l'agripper à nouveau, mais je me retenais, me contentant de m'accrocher à son avant-bras.

• • •

« Et je ne disais pas ça par rapport à ton bras. Tu n’es pas fâché sur moi… hein ? Désolé si tu… l’as pris comme ça… Je devrais faire plus attention à ce que je raconte… Je suis juste un gamin qui aime le chocolat et qui oublie parfois en plein milieu qu’il faut aussi mettre le chocolat DANS la préparation. Je crois que je suis en pertes vu comment je me sers dans ma réserve d’ailleurs… Puis si tu prends vite froid, hors de question que tu fasses autre chose que te réchauffer en rentrant en fait… Maintenant que j’y pense, tu me montreras ou se trouve le thé et je m’en occuperais. Tu te colles tellement à moi que je vois bien que ça ne va vraiment pas ! Il vaut mieux que tu prennes une douche bien chaude ou que tu t’enroules dans des couvertures au lieu d’offrir le thé à un allumé qui jette des paquets de fraise tagada en pleine rue. »

Certes, Julian était quand même le seul type au monde à saluer les gens en leur balançant des fraises tagada à la figure... encore heureux qu'il ne les forçait pas à les manger par la suite. Mais je ne lui en voulait pas, en étais-je mort ? Blessé ? Et puis il était tellement craquant, comment ne pas lui pardonner ses bêtises ? Son comportement enfantin le rendait vraiment spécial pour moi.
Il insistait vraiment sur le fait que je devais me réchauffer, et quand je disais que j'appréciais son caractère enfantin, je ne parlais pas de son entêtement pour de petites choses, loin de là, vraiment. Et il semblait vraiment enthousiaste à l'idée de vouloir faire le thé à ma place que je ne pouvait qu'accepter.

« Bon d'accord... j'irais prendre une douche pendant que tu le prépares, en rentrant. »

Il me prenait vraiment pour un enfant, mais ça ne me dérangeait pas, au contraire, toute cette attention qu'il m'apportait me faisait chaud au cœur. Je lui lançais un petit sourire, comme pour lui dire que j'appréciais le fait qu'il se soucie autant pour moi.

« J’abuse déjà à profiter de ton hospitalité alors que c’est à moi de m’excuser ! Si j’avais eu un endroit où t’accueillir, j’aurais insisté pour que tu viennes… »

J'avais été légèrement surprit par sa phrase, je le regardais en écarquillant les yeux, bien qu'il ne pouvait voir qu'un des deux. Je savais ce que ça faisait de ne plus avoir de maison. J'avais tout de même été en orphelinat pendant plusieurs années avant de retourner dans mon pays natal. Sentant un peu le désespoir  de Julian, je tirais un peu sur sa manche pour attirer son attention vers moi :

« Pas de maison ? Hum... tu peux toujours venir habiter chez moi, tu travaillerais pour nous... t'en dis quoi ? »

:HRP:
 
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mar 9 Déc - 16:20

Aucune fuite n’était possible. Le regard insistant de Gia était plongé dans le sien et il ne semblait pas vouloir s’en détacher jusqu’à avoir obtenu la réponse qu’il recherchait, mais la réponse à quoi ? L’étoile frissonna à l’idée que son ami s’imaginait qu’il n’était peut-être pas humain. Certes, rien ne justifiait une telle inquiétude mais il craignait sa réaction. Ce qu'il déclara le rassura.

♦ Je ne sais pas… Tu as l’air étrange… Du coup je me demandais si tu avais la tête qui tournait à cause du froid…  Il soupira, tentant de simuler une expression agacée alors qu’il souriait jusqu’aux oreilles. Et je vois bien que tu sais marcher… abruti…

Son ton dégoulinait de bienveillance. Se retenir de rire lui devint rapidement impossible et il éclata bientôt dans la rue, brisant mélodieusement le silence qui les enveloppait. La voix de l’humain devenait tellement mielleuse qu’il aurait pu en lâcher sa caisse et manquer de l’étrangler en le serrant contre lui tout en hurlant « KAWAIIIIIIIIIIIIIIII » Mais il se contenta de tirer la langue, une lueur espiègle brillant au fond de son regard métallique après l’avoir traité d’abruti comme s’il le narguait naïvement. Il se le permettait, son interlocuteur n’ayant pas l’air vraiment plus mâture que lui à s’accrocher de cette façon. Ils ne risquaient pas de se perdre après tout. La prochaine fois ? L’expression de Julian s’adoucit, comme charmé rien que par ces trois mots. Ses doutes concernant Gia s’envolaient au loin : Il était inconcevable pour l’Anglais qu’il soit en train de jouer un rôle. Ce qu’il avait envie de lâcher cette boîte…

♦ Je n’espère pas personnellement. Que tu me trouves une fois par terre en rue, ça me suffit. La prochaine fois, je ne me serais pas blessé et tu n’auras pas à te soucier de ça.

Le blondinet s’arrêta d’avancer tant il était surpris et ne savait pas quoi lui répondre, il déposa le carton au sol le temps de savoir s’il ne s’agissait pas d’une étrange plaisanterie. Cette demande s’effectuait bien trop rapidement à son goût. Il cherchait la raison d’une telle précipitation : Tenait-il déjà à ce point à lui ou existait-il une raison plus tangible, plus pragmatique derrière tout cela ? Un manque d’argent ? Un lien avec son passé ? Il n’en revenait pas. Choqué, il recula d’un pas avant de se placer face à lui. Il souleva précautionneusement le cache-œil sans le retirer, mais il paraissait tellement affecté par la proposition du garçon qu’il était difficile de lui en vouloir pour cette nouvelle bêtise.  Nerveusement, il massait son poignet blessé alors qu’il commençait à fixer ces yeux vairons. Il paraissait totalement affolé et il éclata en pleurs sans pour autant quitter sa contemplation du regard de Gia. Cette couleur ambrée l’hypnotisait et lui servait de bouée de sauvetage, l’aidant à apprécier davantage les réactions du manchot. Il était terrifié à l’idée qu’il joue avec lui ou qu’il se moque de sa réaction car Julian prenait cela à cœur. L’étoile avait pleuré toute la journée à propos de sa maison, sa solitude et sa famille, et voilà qu’on lui offrait simplement ce dont il avait probablement le plus besoin. Il avait conscience qu’il aurait souffert si cet espoir lui était arraché et détruit mais en même temps, sa tête semblait peiner à le freiner, et il parlait plutôt rapidement, alternant les questions en faveur de l’emménagement et les autres sans pour autant lui laisser le temps de répondre.

♦ T…T…Tu… es sérieux… n’est-ce-pas ? Ce…n’est pas une blague ? Tu es sûr de toi ? Ce n’est pas si horrible que ça de dormir dans mes stocks… Je n’ai pas envie… de m’imposer chez toi… On…On vient à peine… de se rencontrer… ça ne te dérange vraiment pas ? Un colocataire…ça peut être ennuyeux…Tu ne ramènes jamais…Personne chez toi ?

Malgré l’ambiguïté de sa dernière question, il suffisait de lire sur son visage pour ôter toute confusion : Il parlait bel et bien de conquêtes, ne se doutant pas qu’en réalité Gia tentait justement d’en ramener une au moment même. Il se croyait plutôt bon observateur, mais pour le coup, un aveugle aurait pu réaliser ce qui lui arrivait avant lui. Cependant, il ne parvenait pas à identifier la cause de ce bonheur qui le submergeait, alors ne pas trop se soucier du comportement du tireur était logique en fin de compte. Pourquoi souriait-il aussi bêtement à l’idée d’emménager chez lui ?  Ce garçon n’était qu’un parfait inconnu, et puis il ne vivait pas à la rue. Le confiseur avait toujours en plus de son commerce une maison où rentrer au fond, mais il n’oserait pas le lui avouer. Il craignait que maintenant, cette révélation le ferait passer pour un enfant capricieux qu’on aurait bien trop gâté toute sa vie.

♦ Pourquoi… ça t’affecte à ce point que je dorme dans mon commerce ? Je te… rappelle quelqu’un ?

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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mer 10 Déc - 12:24



« Je ne sais pas… Tu as l’air étrange… Du coup je me demandais si tu avais la tête qui tournait à cause du froid… Et je vois bien que tu sais marcher… abruti… »

A voir son grand sourire, j'en concluais qu'il plaisantait en me disant que j'étais un abruti, même si d'un côté, ce n'était pas faux, mais je me sentais fortement incapable de me décoller de lui, je pouvais rester comme ça pendant des années entières sans jamais m'en lasser. Je me rapprochais un peu plus de lui, j'avais vraiment envie de le serrer contre moi, son comportement innocent le rendait vraiment craquant, il fallait dire ce qui était.
Je lâchais un petit, le bousculant légèrement pour l'embêter, avant de dire pour plaisanter, un grand sourire s'étant dessiné sur mon visage :

« Abruti toi-même ! »

Il s'arrêtait soudainement d'avancer, avait posé sa caisse et s'était posté en face de moi. Sur le coup, je pensais l'avoir vexé en lui renvoyant sa plaisanterie, mais il s'était contenté de soulever mon cache-œil sans le retirer pour fixer mon œil ambré. Je le laissais faire, après-tout, il l'avait déjà vu, à quoi bon le couvrir à nouveau.

D'un air hésitant, je passais ma main à l'arrière de ma tête, dans mes cheveux et retirais mon cache-œil. Nous n'étions que deux, lui et moi, et comme bizarrement cette couleur ambrée que portait mon œil gauche l'attirait, autant le retirer, si ça le rendait si heureux que ça.
Mon interlocuteur se mettait soudainement à parler presque aussi vite que la lumière. J'avais envie de lui dire de se calmer un peu, mais je comprenais vite qu'il s'agissait de l'émotion, il avait l'air assez étonné, à vrai dire :

« T…T…Tu… es sérieux… n’est-ce-pas ? Ce…n’est pas une blague ? Tu es sûr de toi ? Ce n’est pas si horrible que ça de dormir dans mes stocks… Je n’ai pas envie… de m’imposer chez toi… On…On vient à peine… de se rencontrer… ça ne te dérange vraiment pas ? Un colocataire…ça peut être ennuyeux…Tu ne ramènes jamais…Personne chez toi ? »

La dernière phrase m'intriguait. Effectivement, je ne ramenais jamais personne chez moi... à part lui, mais la raison en était évidente bien qu'il ne semblait pas l'avoir encore captée. Je baissais légèrement la tête, un sourire en coin, les yeux fermés. Si j'avais encore mes deux bras, je n'aurais pas hésité à les croiser. Je me rapprochais un peu de lui. Je me trouvais maintenant à quelques centimètres de son torse, mais cette fois-ci, au lieu de regarder le col de son haut, je me focalisais plus sur son visage. J'avais donc relevé la tête.
Je reprenais ma voix sucrée, comme pour l'inciter à deviner ce que je ressentais pour lui :

« Non, et tu ne devines même pas pourquoi je n'invite que toi... ? »

Imbécile, fait un effort au lieu de te poser des questions. Je passais mon bras autour de sa taille l'attirant lentement contre moi, le serrant légèrement pour l'empêcher de reculer à nouveau. Si j'avais une sacrée poigne sur son bras, je n'allais certainement pas avoir de mal à le garder contre moi.
Mon regard s'adoucit, plongé dans celui de mon interlocuteur. A faire tous ces gestes, il me trouverait certainement moins adorable qu'avant, mais soit.

« Pourquoi… ça t’affecte à ce point que je dorme dans mon commerce ? Je te… rappelle quelqu’un ? »

Je lui lançais un sourire, amusé avant de me mettre sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille et lui susurrer gentiment quelques mots, mon ton se faisant de plus en plus bas au fur et à mesure que ma phrase se terminait, mon sourire se faisant également de plus en plus marqué :

« Baka. Être aussi mignon que toi devrait être interdit. Et je suis sérieux, je te trouve vraiment adorable pour un type plus âgé que moi. »
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Jeu 11 Déc - 17:58

Ces petites chamailleries constituaient ces moments simples de la vie qui manquaient tant à Julian depuis la perte des siens. Habituellement, il n’osait pas, effrayé à l’idée que ce qu’il pouvait dire soit mal interprété malgré sa bonne foi. Mais là… il s’attachait de plus en plus à ce jeune garçon qui lui répondait de façon aussi peu mature que la sienne. Quelle chance il avait d’être tombé sur lui ! Le confiseur avait envie de lui rendre la pareille en le bousculant un peu…Non. Leur carrure était trop différente donc il oublia cette idée, se contentant de savourer le fait que Gia en avait profité pour se rapprocher de lui.

Cependant, l’ambiance avait changé. L’Anglais était tendu, cherchant une forme de réconfort. Le tireur mettait tant de temps à répondre… Avait-il changé d’avis ? Ne l’avait-il pas dit sérieusement ? Il se contentait de rester la tête baissée, souriant les yeux fermés. Il se sentit particulièrement bête d’avoir cru une plaisanterie pareille…Mais Gia s’approcha, lui confirmant qu’il s’agissait d’une proposition bien réelle. Par contre, il avait beau cherché, il ne parvenait pas à trouver une réponse à sa question. Il se contenta simplement de répondre ce qui lui passait par la tête, même si c’était stupide et qu’il en était conscient.


♦ Par…Parce qu’il n’y a personne d’autre dans la rue ?

Le blond n’avait pas la moindre idée de ce qui poussait son ami à le recueillir. Adorable ? Mignon ? Il se voyait comme un chaton errant en pleine rue qui serait parvenu à attendrir un passant. Le confiseur sentit alors le bras de Gia dans le bas de son dos. Il envisagea de se dégager mais il abandonna. Il se répétait en boucle qu’il se comportait ainsi parce qu’il avait froid, ne pensant vraiment pas que le manchot nourrissait des intentions bien différentes. Il rougit légèrement en entendant les compliments sur son physique qu’il lui faisait.


♦ A…Dorable ? Ha…J’ai compris. C’est parce que je corresponds au profil du colocataire parfait, c’est ça ?

Ses joues prenaient feu alors même qu’il continuait à pleurnicher. Le souffle du garçon s’échouait sur son oreille, provoquant un frisson qui le parcourut jusqu’au bas du dos. Trop proche… Le blondinet ne se sentait plus à l’aise. Il appréciait ce contact… mais le faux-borgne se comportait de façon trop étrange. Il avait peur de le froisser en le repoussant, et puis… il était vulnérable. Il suffisait qu’il aperçoive ses yeux vairons… Oui… Gia aurait pu le pousser à accomplir un tas de choses rien qu’en lui demandant un service avec cet air si mignon…voire suppliant… Il renifla alors, cherchant dans sa poche un mouchoir. Il allait se moucher quand il éternua si fort et si soudainement qu’il donna un coup de tête dans celle qui appartenait au manchot, libérant ainsi Julian de cette main qui le maintenait contre lui.

♦ Excuse-moi ! Je suis vraiment une catastrophe ambulante…Tout va bien ?

Julian déposa sa paume droite sur le front de l’humain. Il l’effleura, hésitant apparemment à masser légèrement cet endroit de peur de lui faire mal. Il ne remarqua pas de forme naissante pouvant être assimilée à une bosse et soupira, soulagé à l’idée qu’il n’ait rien. C’était tout de même la seconde fois qu’il attaquait par erreur le visage du garçon. Il allait finir par le défigurer, par l’abîmer s’il continuait d’être aussi maladroit. Fasciné par la couleur ambrée de son œil, ses doigts glissèrent avec douceur jusqu’à sa tempe. Sa paume touchait alors sa joue quand sa voix, posée et presque réconfortante, s’échappa dans un murmure.

♦ C’est… dommage que ce qu’il existe de plus beau soit souvent dissimulé…

Cette phrase ne sonnait pas comme un reproche. Le blondinet lui souriait d’ailleurs, bienveillant et calme. Il se surprenait : Il avait rarement trouvé un garçon tel que Gia aussi mignon, ce n’était clairement pas son type d’homme après tout mais il ne pouvait nier que se dégageait de lui un charme certain. Finalement, ses propos étaient porteurs d’un double sens : Il parlait aussi bien de cet œil dont il ne devait pas avoir honte que de lui qui semblait se cacher dans la pénombre pour ne pas être vu. Le fou aux chats éprouvait plus d’empathie que d’habitude, lui aussi avait pensé à vivre de nuit avec ses compagnons plutôt que de subir les regards insistants de ses camarades. Et… il aurait certainement voulu l’aider à reprendre assez d’assurance que pour ignorer les mots blessants et les moqueries. Il se recula d’un pas, retirant sa main, gêné de penser à voix haute. Toute la tension qu’il ressentait s’évacua dans un fou rire incontrôlé, espérant secrètement changer totalement le sujet.

♦ Tu es sûr de vouloir que j’emménage chez toi ? Comme tu l’as vu puisque tu as eu l’immense honneur de te rendre compte de ma chance légendaire, je serais capable de réussir à mettre le feu à mes cheveux en allumant une bougie et provoquer un incendie.
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Ven 12 Déc - 18:59



« Par…Parce qu’il n’y a personne d’autre dans la rue ? »

Je poussais un soupire agacé ; plus stupide que cet homme n'existait pas. Moi qui pensais qu'en me collant à lui de la sorte, j'allais pouvoir attirer son attention, mais non, il ignorait bêtement ce que je ressentais pour lui. Bah, il allait bien finir par le remarquer, un jour ou l'autre... J'avais une envie irrésistible de lui dire ''je t'aime'', mais il aurait sans-doutes trouvé un moyen de le prendre autrement, cet abruti de première classe. Pourtant, même s'il était encore loin de la réalité, j'avais l'impression de me sentir plus proche de lui que quiconque le serait sur cette planète.

« Loin de là. Si ça avait été une autre personne, je l'aurais évitée. Toi... »

J'ignorais le fait qu'il prenait mes compliments sur son physique à la légère, bien que je le voyais prendre une légère teinte écarlate. A ce moment, j'aurais tout donné pour être dans son corps et savoir ce qu'il ressentait ; de la gêne ? De l'admiration ? Aucune idée.
Pendant que je lui faisais ce fameux ''câlin'', je l'entendais renifler. Pensant qu'il pleurait, je le regardais droit dans les yeux. Pas de larmes apparentes, rien de tout cela, mais je sentais qu'il cherchait quelque chose dans un de ses poches, et d'un coup, c'est le drame. Il éternuait, mais en plus d'éternuer, il me fichait un coup de boule. Je ne pouvais retenir un ''AIE !'' qui aurait pu faire sortir un mort de sa tombe.

« Excuse-moi ! Je suis vraiment une catastrophe ambulante…Tout va bien ? »

Ayant relâché mon emprise sur la taille de Julian, je pouvais maintenant me masser le front, là où l'impact avait eu lieu, lâchant de petits gémissements plaintifs par moment. J'avais les larmes aux yeux, mais je préférais les dissimuler avec ma paume. Je ne sais pas ce que ce garçon avait contre mon visage, mais ça faisait tout de même la deuxième fois qu'il l'attaquait par erreur. Mais comme le disait le proverbe, jamais deux sans trois, je m'attendais au pire.

« Tout va bien... si on prend pas en compte la douleur... »

Tu vois bien que ça ne va pas, espèce d'abruti ! Je l'avais regardé l'espace d'un instant, l'air mauvais, mais mon expression s'adoucissait bien vite quand il était venu poser sa main sur mon front. Elle était froide, cette main, mais j'éprouvais une certaine sensation au niveau de mon cœur, comme si des milliers de papillons venaient le chatouiller. Étais-je vraiment amoureux de ce garçon que je venais pourtant à peine de rencontrer ?
Sa main glissait jusqu'à ma joue. Mon regard se focalisait sur le sien, la bouche entre-ouverte, bref, j'étais surprit par ce geste si affectueux, si attentionné. J'en étais tellement retourné que des larmes commençaient à apparaître au coin de mes yeux. J'étais content, un peu trop, à vrai dire.

« C’est… dommage que ce qu’il existe de plus beau soit souvent dissimulé… »

Je prenais un air plus surprit qu'avant. Parlait-il de moi ou de mon œil... ou bien des deux ? Je ne répondais pas, tentant de chercher une réponse à travers ces iris violets. Mes larmes coulaient le long de mes joues ; cet homme... était-il vraiment celui que je méritais ? Je restais là, à le fixer longuement dans les yeux, puis je baissais soudainement la tête, venant essuyer mes larmes avec ma manche.

« Je... désolé Julian... c'est rien... rien du tout... »

Il retirait sa main, changeant soudainement de sujet :

« Tu es sûr de vouloir que j’emménage chez toi ? Comme tu l’as vu puisque tu as eu l’immense honneur de te rendre compte de ma chance légendaire, je serais capable de réussir à mettre le feu à mes cheveux en allumant une bougie et provoquer un incendie. »

A ce point ? C'est sûr qu'avec un grain en guise de cerveau, tu risques pas de faire quelque chose de bien. Était-ce une manière détournée de dire ''je ne sais rien foutre correctement de mes dix doigts'' ? Même si c'était le cas, j'allais quand même le laisser faire le thé en rentrant, rien que pour voir comment il se débrouillait en cuisine... Je supposais qu'à part manger des bonbons vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il ne savait, en effet, pas faire grand chose de plus sérieux. J'étais sûr que si on lui lançais une pelote de laine, il trouverait le moyen de s'amuser comme un fou avec, enfin vu son QI inférieur à 2, ça ne m'étonnerait même pas.

« Je suis sûr que tu es capable de faire un truc sans causer le moindre problème à personne... faut juste chercher... Tu as un don particulier ? »

Je levais les yeux aux ciel. Les étoiles apparaissaient lentement dans le ciel.

« Toutes ces étoiles... ça me rappelle de mauvais souvenirs... »
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Dim 14 Déc - 2:57

« Loin de là, si ça avait été une autre personne, je l’aurais évitée. Toi… » Qu’est-ce que cette phrase signifiait ? Il se figea, surpris, se contentant de cligner des yeux. Quelqu’un n’évitait pas sa compagnie et même mieux souhaitait être près de lui. Il se contenta de bafouiller un « merci » et de donner l’impression qu’il n’y pensait déjà plus même si en réalité il risquait de se répéter cette phrase à chaque fois qu’il se savait sur le point de baisser les bras ou qu’il perdait confiance en lui en public.

Le blondinet manqua de reculer après le coup de tête. Malgré qu’il ne l’avait pas fait exprès, Gia paraissait lui en tenir rigueur. Son ton était sec et le regard qu’il venait de lui lancer… Rien qu’à y repenser, il frissonnait. Il y lisait une opinion si négative à son égard qu’il baissa la tête, avalant difficilement sa salive. Il s’imaginait que cette proposition pour habiter ensemble ne tenait plus et il se sentait particulièrement déçu… Mais le comportement du faux-borgne changea du tout au tout après sa gaffe de toute à l’heure. Au final, il remerciait son cerveau de ne pas l’avoir retenue cette pensée-là. Néanmoins, il ne comprenait pas ce revirement. Il lui releva la tête en appuyant sur son menton pour qu’il affronte ses yeux violacés.


♦ Tu… en es certain ? Tu… avais l’air contrarié il y a une minute ? Tu… es bizarre… c’est le coup sur la tête ? En… En plus tu pleures…

Il n’osait plus le toucher… peut-être qu’il lui avait fait mal en appuyant sur son front pour vérifier s’il avait une bosse ? Gia agissait de façon trop mignonne, à le regarder comme s’il était merveilleux et essuyer ses larmes dans sa manche. Il attendrissait Julian, qui peinait à assimiler que ce jeune garçon avait des passe-temps comme les armes à feu. Il avait l’air… si inoffensif et doux…

♦ Un don particulier ? Peut-être bien…

« Loin de là, si ça avait été une autre personne, je l’aurais évitée. Toi… » Emporté par la vague de joie qui suivait cette demande de colocation et ces paroles adorables, il s’apprêtait à jouer la carte de la sincérité. Il aurait pu tout lui avouer d’un seul coup, aussi bien son pouvoir que ses passions. Cependant, Julian se figea en entendant sa réflexion sur les étoiles. Desquelles parlait-il ? Il cherchait à gagner un peu de temps, histoire de trouver un moyen de le pousser à préciser l’objet de ses mauvais souvenirs. Très peu convaincant, il décida de mentir pour éviter de lui révéler ce qu’il était capable de faire.

♦ Mais... je ne suis jamais vraiment très satisfait de ce que je fais… donc je ne l’ai peut-être pas encore trouvé… ou je suis trop exigeant, je ne sais pas.

Le confiseur inspira profondément. Il rassemblait son courage en le fixant, plutôt mal à l’aise. Il avait joint ses mains dans son dos, jouant nerveusement avec ses doigts. Il se mordilla la lèvre puis se lança, se détendant davantage au fil de la phrase.

♦ Tu ne trouves pas ça magnifique… la lumière des étoiles ?

Le blondinet s’avança pour se mettre à côté de Gia et regarder les étoiles dans la même direction. Ses yeux avaient l’air de briller, un sourire aux lèvres, et les mots sortaient sans qu’il ne donne l’impression d’y réfléchir, très naturellement.

♦ Quand j’étais tout jeune, ma mère passait son temps à vérifier que j’étais toujours dans ma chambre. Je m’arrangeais pour sortir discrètement et aller regarder le ciel. Elle ne savait plus quoi faire, parce que dans ma chambre j’avais peur du noir, donc je pleurais sans arrêt, et que j’allais finir par rencontrer un loup dans la forêt un jour… alors elle m’a bricolé une lampe recouverte d’un tissu opaque, dans lequel elle a créé de fausses constellations avec des choses que j’aimais. Du coup j’ai cru jusqu’à l’adolescence qu’il existait une constellation du chat et du sucre d’orge…

Il rit joyeusement, nostalgique de ce temps-là. Il ne savait pas ce qui le poussait à se confier auprès de lui, ni ce qui le retenait de pleurer en abordant ce sujet. Sa présence le rassurait, même s’il comprenait vaguement que Gia le prenait seulement pour un abruti. Ce statut lui convenait, tout lui aurait convenu tant que le faux-borgne acceptait sa présence. Il se tourna vers lui, passant sa tête dans ses cheveux à l’arrière de sa tête, l’air un peu gêné et désolé de s’être trop attardé sur le sujet.

♦ Dé…Désolé… ça ne t’intéresse probablement pas… je ne suis pas si bavard d’habitude…et…peut-être que tu ne parles pas…de ces étoiles-là ?

Il voulut s’approcher du manchot pour se remettre comme toute à l’heure mais il n’avait plus l’air d’avoir froid. Julian hésita donc à se coller à lui, de peur d’être trop envahissant bien qu’intérieurement il mourrait d’envie de le serrer à nouveau dans ses bras.

♦ Peut-être qu’on devrait se remettre en chemin ? Tu n’as plus l’air d’avoir froid en tout cas.

« Loin de là, si ça avait été une autre personne, je l’aurais évitée. Toi… » En y repensant à nouveau, il rougit légèrement et attrapa la caisse. Le blond repassa son bras derrière l’épaule de son ami, les battements de son cœur accélérant légèrement. Il évita tout contact visuel avec lui, profitant de leur discussion sur les étoiles pour fixer le ciel. Aucun doute, finalement ça l’arrangeait bien, il avait à la fois un prétexte pour l’avoir à nouveau dans ses bras et pour ne pas affronter ses beaux yeux vairons.

♦ N…Non… Tu es juste distrait parce que tu as mal à la tête… Je…m’en voudrais si tu attrapais quelque chose

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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Mar 16 Déc - 19:32



Il m'avait relevé la tête, de cette façon, je pouvais voir ses yeux violets. Mes joues avaient prit une teinte rosée, pourquoi mon cœur s'emballait-il ? Ce n'était qu'un homme qui portait une caisse remplie de fraises tagada, pourtant, mais il s'en dégageait un certain charme... J'avais l'air idiot rien qu'à le regarder, j'en était certain, si seulement il pouvait me le confirmer, ce serait parfait.

« Tu… en es certain ? Tu… avais l’air contrarié il y a une minute ? Tu… es bizarre… c’est le coup sur la tête ? En… En plus tu pleures… »

Je pleurais vraiment ? Je ne m'en étais pas rendu compte, mon intention était tellement attirée sur le visage du jeune homme que j'en avais oublié que je vivais, même. Je secouais la tête et le faisais doucement lâcher pour pouvoir détourner le visage, me cachant du mieux que je pouvais avec mes cheveux. Je n'aimais pas que les gens me voient pleurer, j'avais l'impression que derrière leur compassion se cachait une immense envie de se moquer de moi. Julian, pourquoi étais-tu si gentil avec moi ?

« Je sais que je pleure ! »

Je finissais par me calmer, essuyant les dernières larmes qui coulaient sur mes joues avec ma manche. Je jetais un bref regard vers le visage de mon interlocuteur, pourquoi ne riait-il pas ? Était-il vraiment en train de compatir ou se retenait-il tout simplement ?
Je me sentais bête à me poser toutes ces questions stupides. C'est juste un gars qui m'a balancé des fraises tagada pour me saluer, sinon, rien d'anormal... Je répétais cette phrase en boucle dans ma tête, espérant me détendre un peu, en réalité, je ne voulais pas m'attarder sur ce sujet une seconde de plus.

« Un don particulier ? Peut-être bien… Mais... je ne suis jamais vraiment très satisfait de ce que je fais… donc je ne l’ai peut-être pas encore trouvé… ou je suis trop exigeant, je ne sais pas. »

Mon pauvre, tu es trop exigeant, sans-doutes. Un talent peut-être quelque chose d'absurde, de surréaliste ou juste quelque chose d'ordinaire... Je préférais lui laisser le temps de réfléchir à ça.
Et voilà qu'il me racontait sa vie, ça ne m'intéressait pas vraiment, mais rien qu'à l'entendre parler de sa mère me rendait nostalgique. Mes parents... n'étaient plus de ce monde depuis longtemps, morts brûlés. Tout ce qu'il me restait d'eux, c'était le cache-œil de mon père et une photo de famille.

« Tu as de la chance de pouvoir t'en souvenir. Je me souviens pas de mes parents, moi, surtout de comment ils étaient au niveau caractère... Et mon frère... mon frère... n'en parlons juste pas... il m'a abandonné après que le manoir familial ait brûlé en pleine nuit... Voilà pourquoi je hais les étoiles... Ce sont des monstres... des monstres... rien que des monstres qui attendent le bon moment pour te faire souffrir quand tu as le plus besoin d'aide... »

Je serrais les poings rien que par le fait de m'en souvenir, de ce jour où ma haine envers elles s'est décuplée. J'allais également lui parler de l'organisation des antis, mais je m'abstenais. Je ne tenais pas à le perdre, lui qui semblait si passionné par la lumière des étoiles. Certes, je n'en faisais pas encore partie... mais je comptais bien les rejoindre, un jour.
Il me proposa de reprendre la route de menant jusqu'à chez moi, ce que je m'empressais d'accepter. Il avait de nouveau passé son bras derrière mon épaule après avoir reprit sa caisse de friandises. Je reprenais une légère teinte écarlate, me blottissant encore une fois contre lui, c'est qu'il me tenait chaud, le garçon.

« Oui... rentrons... je commence à vraiment avoir froid là... Et ne t'en fais pas pour ma tête, elle se porte très bien. »

Je lui souriais, visiblement, je ne disais pas ça comme un reproche.

:HRP:
 
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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Sam 20 Déc - 15:49

Gia avait repoussé sa main et baissé la tête. Pourquoi ? Avait-il mal agi ? Le ventre noué, il le regarda en silence avant de détourner les yeux. Ses iris violets l’intimidaient probablement. Julian ne le vivait pas très bien mais soit, il n’avait qu’à tolérer ce sentiment et tenter de faire preuve d’empathie. Ce que lui déclara le tireur le surprit davantage : Il savait qu’il pleurait ? Comment l’aurait-il ignoré de toute façon… Il avait froid et des larmes coulaient le long de ses joues. Il tenta de se rapprocher, inquiet, mais ne fit rien. Il refusait de s’exprimer s’il le dérangeait tant que cela : Il garda donc le silence jusqu’à ce qu’il éprouve le besoin de dire ce qu’il avait sur le cœur.

♦ Oui mais… Je m’en veux. Tu pleures à cause de moi…

Le manchot pouvait croire ce qu’il voulait. Lui ne se souciait pas de l’interprétation de ses propos : Tant qu’il était sincère, il n’avait rien à se reprocher à lui-même. Soudainement, Gia se confia. Il releva la tête vers lui sous le coup de l’étonnement. Alors même que ce qu’il déclarait était horrible, Julian ne put s’empêcher de se sentir joyeux. Il effectuait une sorte de danse de la joie intérieurement car il assimilait cette information à une preuve d’amitié. Il envisageait difficilement qu’à ce point il puisse s’agir d’autre chose. Il laissa échapper un sourire teinté de mélancolie. Que pouvait-il bien lui répondre… Le confiseur souhaitait lui faire comprendre qu’il compatissait réellement tout en essayant de le réconforter. Maladroitement, il tenta donc de lui dire que ni le souvenir ni l’oublie n’était vraiment entièrement une bonne chose.

♦ … Désolé… Moi je ne me considère pas si chanceux. Je t’envie en quelque sorte…

Le jeune homme aurait voulu lui dire qu’il aurait préféré oublier, qu’il aurait aimé ne pas croiser de fantômes à chaque coin de rue. Que quelque part il préférait ne se souvenir que d’une image brève de sa famille… Mais c’était égoïste. Être égocentrique lors de tels moments n’était pas correct selon lui. Il regarda un bref instant le poing serré de Gia, ne se sentant soudainement plus à sa place à côté de lui.

♦ Tu le penses… vraiment… pour les étoiles ?

Haïr. La violence des propos de Gia le choquait et lui faisait l’effet d’un électrochoc.  Finalement, le blond se félicita d’avoir renoncé à lui avouer ce qu’il était. Comment aurait-il réagi s’il l’avait su ? Et surtout, il craignait qu’il ne l’accepte pas et qu’il le rejetterait lorsqu’il l’apprendrait. Heureusement, on pouvait difficilement faire plus discret que son pouvoir. Les illuminés qui parlent à leur chat, ce n’était pas si rare. Il préférait néanmoins tenter d’en savoir plus, de vérifier s’il n’extrapolait pas. Après tout, il semblait s’être focalisé uniquement sur son frère adoptif et si ce n’était que cela, la tâche que venait de se confier Julian allait se révéler simplifiée. Il comptait bien l’amener à revoir ses positions. Il avait lui-même ressentit une émotion similaire lorsque Nyanko, son chat blanc et grand frère, s’était fait renversé par une voiture intentionnellement. Cependant il était parvenu à franchir le cap de la colère pour en revenir à sa naïveté habituelle même s’il avait perdu une part d’innocence qu’il ne récupérerait jamais.

♦ Je suis persuadé que les étoiles et les humains ne sont pas différents. La plus grande partie passe inaperçue… et tu ne retiens que le mauvais des deux côtés. Même si je dois avouer… que je ne crois pas qu’il existe des personnes monstrueuses… Je suis convaincu qu’il y a du bon chez tout le monde. Tu verras, tu rencontreras des étoiles qui te prouveront le contraire.

Un simple mot, et pourtant. Un verbe conjugué ne s’était jamais révélé aussi libérateur. « Rentrons. » Se rendre au même endroit, ensemble. Julian savourait ce bonheur un peu idiot au goût délicieusement sucré. Ils allaient dans une même direction et le blondinet n’osait y croire. Il attendrait la nouvelle semaine, bien décidé à passer l’entièreté de sa journée libre à se consacrer à son nouvel environnement. Il n’en sortirait que pour rassembler quelques affaires afin de s’installer. Il tremblait d’excitation, ne tenant plus en place tel un gamin qui arrivait enfin à destination après plusieurs heures de voyage.  

♦ Je commence à avoir froid aussi… mentit-il, avant de finalement admettre d’une voix gênée et positivement émue. Tu parles déjà… comme si c’était chez moi.

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MessageSujet: Re: ♠ Danger, chute de sucre ! | PV Gia Kazan Sam 27 Déc - 13:30



Me confier à lui me soulageait, en quelques sortes. Je souriais légèrement, même si au fond ça me faisait mal de ne plus avoir de parents.

Si j'en avait la possibilité, je serait retourné dans le passé, rien que pour faire en sorte que cet incendie ne se soit jamais produit... après-tout, j'avais tout perdu en l'espace de quelques jours ; ma famille, le manoir familial... ce n'étaient plus que les cendres de mon passé. Si cependant Julian m'enviait pour une raison quelconque, de mon côté aussi je l'enviais, lui au moins se souvenait de ses parents...

« Oh... désolé... je t'ennuie avec mes histoires de famille... »

Je ne m'étais même pas arrêté de pleuré, en réalité, je ne me rendais même pas compte que je pleurais encore, tout mon corps était engourdit par le froid, je ne sentais même pas les larmes couler le long de mes joues. J'avais remarqué une lueur d'étonnement dans les yeux de Julian... j'étais sûrement trop idiot pour ne pas remarqué le coup de flippe qu'il avait eu en entendant mon fameux discours sur les étoiles. Si je le pensais vraiment ? Bien sûr, ce sont toutes des monstres venues des Enfers pour pourrir la vie aux humains, et l'idée d'être lié à un de ces démons ne m'enthousiasmait guère.

« Je suis persuadé que les étoiles et les humains ne sont pas différents. La plus grande partie passe inaperçue… et tu ne retiens que le mauvais des deux côtés. Même si je dois avouer… que je ne crois pas qu’il existe des personnes monstrueuses… Je suis convaincu qu’il y a du bon chez tout le monde. Tu verras, tu rencontreras des étoiles qui te prouveront le contraire. »

Si j'avais su que Julian était mon étoile, je n'aurais même pas su comment j'aurais réagit, une partie de moi se jetterait à son cou pour le câliner, l'autre l'étranglerait avant de lui crever les yeux.

« Sûrement... »

Ça se sentait dans ma façon de parler que je n'était pas convaincu qu'il y avait du bon dans les étoiles. Enfin bref. J'avais repassé mon bras autour du sien et m'étais remit en route vers l'appartement. L'idée qu'il allait pouvoir rester chez moi quelques instants me faisait sourire, j'étais visiblement excité. Pouvoir passer du temps avec lui, en privé, chez moi... Mais je voudrais tellement que ce que je ressentais pour lui soit réciproque.

« Tu sais Juu-san... vivre en colocation ne me dérange pas... pas quand c'est avec un gars aussi mignon que toi. »

Je le regardais sérieusement l'espace d'un instant avant de détourner le visage. Malgré le froid, je pouvais clairement sentir mes joues me brûler.

« Non, vraiment. Être aussi beau devrait être interdit. »



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